Des maires en faveur d'un retour de Julie Boulet au conseil des ministres

Philippe Couillard et Julie Boulet lors de l'assermentation... (Archives, Émilie O'Connor)

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Philippe Couillard et Julie Boulet lors de l'assermentation des députés en 2014.

Archives, Émilie O'Connor

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(Trois-Rivières) Plusieurs maires de la circonscription de Laviolette ne sont pas tombés en bas de leur chaise lorsqu'ils ont appris que Julie Boulet n'a pas été blâmée dans le rapport de la commission Charbonneau. Ceux-ci estiment de plus que cela pourrait même mettre fin à son «purgatoire» en pavant éventuellement la voie à son retour à la table du conseil des ministres.

Alain Vallée ... (Photo: Stéphane Lessard) - image 1.0

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Alain Vallée 

Photo: Stéphane Lessard

Le maire de la municipalité de Sainte-Thècle et préfet de la MRC de Mékinac, Alain Vallée, juge à l'instar de bien des maires de la région que Julie Boulet peut maintenant revenir dans la mêlée comme ministre. Les maires de la circonscription de Laviolette avaient, lorsque Julie Boulet était au conseil des ministres, une oreille très attentive à leurs préoccupations et aux enjeux régionaux. 

«Je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit blâmée», lance d'emblée Alain Vallée. «C'est une bonne nouvelle, car cela va lui permettre de revenir comme ministre lors d'un remaniement. C'est ce qu'on espère dans la circonscription. Elle a été très bonne pour notre région. Et elle était une bonne ministre. C'est important d'en avoir un [ministre] qui est connecté avec le gouvernement. On espère que le premier ministre va la réintégrer. Elle est appréciée du monde.»

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.... (Émilie O'Connor) - image 2.0

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Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

Émilie O'Connor

André Léveillé, le maire de Saint-Tite - la municipalité d'où est originaire la députée - partage le point de vue de son homologue de la municipalité voisine. «Je suis bien content et en accord avec la décision de la commission de ne pas blâmer Mme Boulet», soutient-il en précisant qu'il s'y attendait. «Je ne suis pas surpris parce que c'est une dame qui fait son travail très honnêtement. Quand tu diriges un ministère, tu ne peux pas tout voir. C'est impossible d'être au courant de tout ce qui se passe.»

Le maire de Saint-Tite souhaite également que Julie Boulet puisse réintégrer le cabinet libéral dans un prochain remaniement ministériel. «Je souhaite qu'elle reprenne sa place. Cette femme a des compétences, elle l'a prouvé dans le passé. Elle est ministrable et je suis entièrement d'accord qu'elle reprenne du galon», note André Léveillé. «Quand tu as une personne de cette valeur, tu souhaites qu'elle puisse être au conseil des ministres. Je suis de tout coeur avec elle pour qu'elle puisse reprendre sa place. La force d'un ministre est drôlement important pour nous.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers.... (François Gervais) - image 3.0

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Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

François Gervais

Michel Angers n'a pas voulu commenter le rapport de la commission Charbonneau, affirmant que les commissaires ont fait leur travail. Concernant un retour éventuel de la députée de Laviolette à la table des ministres, le maire de Shawinigan réitère sa position déjà exprimée dans le passé.

«Julie Boulet a les compétences pour être ministre. Elle les avait avant et les a toujours», affirme-t-il. «Cela dit, ce n'est pas au détriment de Jean-Denis Girard [député de Trois-Rivières et ministre délégué aux Petites et Moyennes Entreprises, à l'Allègement réglementaire et au Développement économique régional ainsi que ministre responsable de la région de la Mauricie]. Idéalement, c'est d'avoir deux ministres dans la région au prochain remaniement ministériel. Ça serait un plus pour la région qui a voté, je le rappelle, libéral mur à mur.»

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin. ... (Audrey Tremblay) - image 4.0

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Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin. 

Audrey Tremblay

À La Tuque, le maire Normand Beaudoin n'est également pas surpris que Julie Boulet n'ait pas reçu de blâme. Il a toujours eu confiance envers la députée de sa circonscription. «J'ai toujours cru à l'intégrité de Mme Boulet. C'est une députée modèle qui s'occupe de son monde. Elle est très terre à terre. Elle a toujours cru au développement de la Mauricie et elle a toujours été près des citoyens. Je suis bien content qu'elle n'ait reçu aucun blâme et je ne m'attendais pas à ce qu'elle en ait un. [...] L'idée qu'elle ait fait quelque chose de pas correct ne m'a jamais traversé l'esprit. J'ai une confiance absolue envers elle», a-t-il fait savoir.

De son côté, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'est pas davantage étonné. «Ça ne m'étonne pas, elle n'a rien fait. J'écoutais la commission et il n'y avait rien de spécial», a-t-il affirmé mardi. 

Yves Lévesque juge toutefois «bizarre» les conclusions différentes de la juge Charbonneau et du commissaire Renaud Lachance. «Vu de l'extérieur, tu regardes ça et c'est bizarre. Quarante-cinq millions $ après...», a-t-il soutenu.  

Avec la collaboration d'Audrey Tremblay

Sylvie Roy... (Archives Le Nouvelliste) - image 5.0

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Sylvie Roy

Archives Le Nouvelliste

Sylvie Roy: «Aux électeurs de décider»

Reconnue pour avoir été la première à réclamer une commission d'enquête sur l'industrie de la construction en avril 2009 alors qu'elle était chef intérimaire de l'ADQ, la députée indépendante d'Arthabaska, Sylvie Roy, se dit «contente que ça aboutisse».

N'ayant pu prendre connaissance en détail du rapport, elle se garde de lancer la pierre à l'ancienne ministre libérale des Transports, Julie Boulet. «C'est aux électeurs de décider s'il y a eu des erreurs de jugement. Les blâmes publics, ça ne donne rien. La commission sert à établir un système. Et s'il y a eu des fautes professionnelles ou criminelles, c'est à l'UPAC de décider», a-t-elle commenté.

À son avis, il est déjà acquis que l'exercice aura comme impact de «faire économiser beaucoup aux Québécois sur nos infrastructures, pour en mettre sur la qualité de vie de nos concitoyens». Et selon elle, la commission Charbonneau fait oeuvre préventive en ce que «tout le monde a resserré ses pratiques».

«Je souhaite que cette dissuasion perdure. Cela démontre qu'on peut faire avancer des choses même dans l'opposition. Et je ne passerai pas à autre chose», a conclu celle qui aura encore à l'oeil le gouvernement libéral.

Avec la collaboration de Gabriel Delisle

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