Église Saint-Philippe: Denis Despins perd son terrain

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Cette photo fournie par Denis Despins montre la compagnie CFG à l'oeuvre sur son terrain.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Denis Despins perd son terrain de l'ancienne église Saint-Philippe. La Cour supérieure ignore sa demande d'extension de délai pour la réalisation d'un rapport d'expertise sur son terrain et se limite à appliquer les dispositions d'un jugement antérieur ordonnant à la compagnie de délaisser le bien en question à la Ville de Trois-Rivières advenant le non-respect des conditions, ce qui est le cas. Mais l'homme d'affaires assure qu'il contestera cette décision de la cour.

Les deux parties étaient de retour au palais de justice de Trois-Rivières mardi après-midi. Me Maxim Veillette, l'avocat de Denis Despins, a bien tenté d'obtenir du juge Marc St-Pierre un délai de 30 jours afin de permettre à son client d'effectuer une expertise sur la nature des morceaux de béton qui auraient été retirés des lieux jeudi dernier par la compagnie CFG, embauchée en début d'année par la Ville pour démolir l'église Saint-Philippe. Me Veillette a expliqué au président du tribunal que le défendeur n'a aucune idée des travaux ayant été menés sur sa propriété la semaine dernière.

Me Marc Roberge, représentant de la Ville, a suggéré au juge de constater la liste des conditions incluses dans le verdict rendu le 16 novembre par la juge Danielle Blondin. Denis Despins n'a pas versé les 25 000 $ requis, ni effectué une expertise dans les délais prévus. Considérant n'avoir aucune marge de manoeuvre dans ce dossier, le juge St-Pierre a ordonné l'application des conclusions du verdict de sa collègue.

La requête en prise de paiement adressée par la Ville est donc acceptée: Trois-Rivières est autorisée à prendre en paiement le terrain de l'ancienne église.

En appel

Selon les conclusions du verdict de la juge Blondin, Excavation Ovila Despins a cinq jours pour délaisser son terrain, soit jusqu'à lundi. C'est durant ce délai que la compagnie doit contester la décision. Et c'est ce qu'elle fera, dit Denis Despins.

«C'est correct comme décision, je ne suis pas amer. Mais il n'y a pas eu de transparence dans le dossier. Je n'ai jamais reçu de document confirmant le versement du montant de 155 000 $ à la Ville de Trois-Rivières. Il paraît que j'aurais dû appeler chaque jour à l'hôtel de ville pour savoir si l'argent était entré... Voyons donc! J'en ai reçu, des avis par huissier. Pourquoi la Ville n'a pas envoyé de document par huissier pour le 155 000 $? Je vais en appel, c'est clair», confirme l'homme d'affaires.

M. Despins dit ignorer précisément le genre de travaux effectués sur son terrain jeudi dernier. Il affirme que le démolisseur embauché par Trois-Rivières a récupéré beaucoup de béton, mais il se demande si des traces d'amiante se trouvent dans le sol.

«Je ne peux pas savoir si le terrain est contaminé ou pas. Soit la Ville n'a pas fait le travail, soit c'est le démolisseur qui n'a pas fait le travail. Ce qu'ils voulaient, ils sont en train de l'avoir. Mais ce n'est pas fini.»

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