Les syndicats du secteur public analysent leurs stratégies

Les journées de grève prévues les 1er, 2... (François Gervais)

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Les journées de grève prévues les 1er, 2 et 3 décembre avaient été reportées pour faire place à la négociation.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Leur dernière contre-proposition ayant été rejetée du revers de la main par le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, les 400 000 employés de l'État sont en train d'évaluer leurs prochaines stratégies et de déterminer quelle sera la suite des choses.

Les journées de grève prévues les 1er, 2 et 3 décembre avaient été reportées pour faire place à la négociation, rappelons-le, mais en rejetant la contre-offre de ses employés, le gouvernement s'expose maintenant à de nouveaux moyens de pression et au retour de ces trois journées de grève à une date ultérieure, possiblement avant Noël, fait savoir le président du Conseil centre de la CSN du Coeur-du-Québec, Paul Lavergne. «Mais ça appartient au mouvement», précise-t-il.

«On a eu une rencontre syndicale large, dimanche (22 novembre), à Québec avec les quatre fédérations de la CSN qui sont concernées par les négociations du secteur public», dit-il, afin de faire le point sur les négociations.

Il s'agit de la Fédération de la santé et des services sociaux, de la Fédération nationale des enseignant(e)s du Québec, de la Fédération des employé(e)s des services publics et de la Fédération des professionnels.

M. Lavergne indique que c'est cette semaine que les membres seront appelés à décider des dates où les trois journées de grève s'appliqueront, s'il y a lieu. «On ne s'attendait pas à la réaction cavalière de Coiteux», indique de son côté Denis Bastarache, président du Syndicat du personnel professionnel de l'éducation du Coeur et du Centre-du-Québec.

Les présidents des syndicats CSQ sont conviés, de leur côté, à un conseil général de négociation, mercredi, à Québec, au cours duquel ils feront eux aussi le point.

Évidemment, les syndicats sont déçus que le ministre Coiteux ait rejeté leur contre-offre dans l'heure qui a suivi son dépôt, il y a quelques jours.

En abaissant la demande salariale à 2,5 %, les syndiqués du gouvernement estimaient avoir fait «un pas significatif dans le but d'un rapprochement», dit-il.

Ces 2,5 % comprenaient 1 %, au minimum, pour l'inflation, qui serait ajusté en fonction du taux d'inflation, 1 % pour faire du rattrapage avec les emplois comparables et 0,5 % pour l'enrichissement collectif, explique M. Bastarache.

Si les trois journées de grève restantes sont relancées, indique M. Lavergne, elles ne pourraient avoir lieu les 1er, 2 et 3 décembre. À cause des services essentiels, en effet, les avis de grève doivent partir sept jours à l'avance.

Les syndicats se disent conscients que le spectre d'une loi spéciale plane toujours au-dessus de leur tête. «Le gouvernement a tous les droits», fait valoir Denis Bastarache, «mais ce serait de la mauvaise foi», estime-t-il.

Selon Paul Lavergne, l'application d'un décret ne serait pas justifié. «On est encore en négociation», fait-il valoir.

En 2005, rappelle le président de la CSN-CQ, le gouvernement avait décrété les conditions de travail de ses employés alors que les problèmes du temps n'étaient pas ceux d'aujourd'hui. «Le gouvernement refuse, presque à chaque négociation depuis 20 ou 25 ans, d'améliorer le salaire des gens. Ça fait qu'aujourd'hui, on a un retard assez grand avec le privé. On a calculé un appauvrissement de 10 % depuis trois ou quatre négos», dit-il.

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