Accueil des réfugiés syriens

Yves Lévesque discute avec le ministre fédéral de l'Immigration

Le maire de Trois-Rivières a rappelé au ministre... (photo: François Gervais)

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Le maire de Trois-Rivières a rappelé au ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, John McCallum, son devoir de rassurer la population sur la question des réfugiés syriens, un geste qui devrait être posé le 24 novembre.

photo: François Gervais

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(Trois-Rivières) Alors que six Québécois sur dix se montrent défavorables à l'idée de recevoir 25 000 réfugiés syriens en terres canadiennes d'ici la fin de l'année, après que l'Union des municipalités du Québec eût réuni autour d'une même table les maires des municipalités susceptibles d'accueillir des familles syriennes, sauf Trois-Rivières, le maire Yves Lévesque s'est entretenu vendredi avec le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté du Canada, John McCallum.

Lors d'un échange téléphonique au sommet, le premier magistrat a rappelé au ministre McCallum qu'il revenait au gouvernement fédéral de rassurer la population pour éviter que les perceptions des uns ne deviennent la réalité de tous, c'est-à-dire que la crainte partagée par 60% des citoyens en moyenne, plus de 70% en région, ne se répande comme une traînée de poudre au vent. Ainsi, c'est justement pour faire valoir la volonté du gouvernement du Canada d'assurer la sécurité de ses citoyens que M. McCallum prendra la parole mardi prochain, vraisemblablement en compagnie de son collègue de la Sécurité publique du Canada, Ralph Goodale.

«Le gouvernement confirmera alors ses intentions au niveau de la logistique et de la sécurité», rapporte M. Lévesque. «Quant à l'interlocuteur de Trois-Rivières, ce sera le gouvernement du Québec, puisque nous sommes des créatures du gouvernement du Québec», précise-t-il, en réitérant l'intention de la cité de Laviolette d'offrir l'hospitalité à des réfugiés, sans toutefois en connaître le nombre. «Après la conférence de presse du fédéral, ça pourrait aller vite», croit le maire. Avant Noël? «Je ne peux pas le dire», avoue-t-il.

À l'instar du sondage mené par la firme CROP en début de semaine, Yves Lévesque affirme qu'une certaine crainte se fait également sentir à Trois-Rivières et que des citoyens lui ont déjà fait part de leurs inquiétudes. «L'angle de la sécurité, on l'entend sur le terrain», note M. Lévesque. «Au niveau de la logistique d'accueil, les gens ne sont pas dérangés, ce n'est pas leur dada, c'est surtout au niveau de la sécurité. C'est de ça que j'ai parlé au ministre. Il devra lancer un message pour rassurer la population en expliquant la façon dont l'accueil va se faire. Par exemple, M. McCallum me disait que les familles de réfugiés seraient priorisées. On va voir le 24 novembre.»

«Il faut faire les choses correctement. Si un dérapage arrive, ça va être l'enfer. Le message sécuritaire doit venir du fédéral. D'autant plus après les événements de Paris et ceux qui sont survenus en Afrique aujourd'hui [vendredi]. Il y a toutes sortes de spéculations. Parfois, la perception est plus forte que la réalité. Il faut faire attention, car même chez nous il y a des gens radicaux. Nous ne sommes pas à l'abri de ça», mentionne Yves Lévesque. «Ce que le ministre m'a dit, c'est qu'ils sont très sévères au niveau de la sélection [des réfugiés].»

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