Services supralocaux à Shawinigan: Grandes-Piles n'est pas intéressée

Daniel Petit, maire de Grandes-Piles.... (Sylvain Mayer, Archives)

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Daniel Petit, maire de Grandes-Piles.

Sylvain Mayer, Archives

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Grandes-Piles) Ajoutez le village de Grandes-Piles aux municipalités qui ne sont pas intéressées à supporter financièrement la Ville de Shawinigan pour l'offre de ses services supralocaux.

Le maire, Daniel Petit, n'avait pu réagir à cette demande la semaine dernière, puisqu'il était en vacances. Le directeur général de Grandes-Piles, Pierre Beauséjour, avait démontré une certaine ouverture lorsqu'il avait été joint par Le Nouvelliste. M. Petit indique toutefois qu'il n'est guère intéressé par cette offre de partenariat.

Grandes-Piles est pourtant la municipalité la moins sollicitée parmi les neuf qui ont été ciblées dans l'étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton. La firme estime à 6875 $ les coûts engendrés pour l'utilisation des infrastructures à Shawinigan par les Granpilois. En retour, ces derniers procurent des revenus annuels de 557 $, grâce à l'imposition de certains tarifs. Shawinigan réclame donc la différence, un montant annuel de 6318 $.

À l'autre extrême, Notre-Dame-du-Mont-Carmel devrait verser 241 773 $, selon les conclusions de la même étude. La contribution annuelle des neuf municipalités ciblées atteindrait 476 000 $. «Le maire de Shawinigan calcule seulement sur un côté», déplore M. Petit. «Les gens qui restent à Grandes-Piles consomment à Shawinigan, mangent à Shawinigan. Ça fait aussi partie du portrait.»

«Savez-vous pourquoi je n'ai pas de Centre des arts, à Grandes-Piles? Parce que je n'en ai pas les moyens. Peut-être qu'à sa place, je m'essaierais, moi aussi...»

En conséquence, même si la somme réclamée paraît dérisoire par rapport aux autres municipalités, le maire de Grandes-Piles n'endosse pas le principe. Donc, pas question pour lui d'adresser un chèque à la Ville de Shawinigan. «Je suis moins touché que les autres, parce qu'on ne me demande pas beaucoup d'argent. Le jour où le gouvernement passera une loi qui dira qu'on n'a pas le choix, on verra. Mais on n'en est pas là. C'est sûr qu'on n'ira pas dans ce sens-là.»

Comme d'autres maires, M. Petit croit que cette demande risque tout simplement de soustraire des jeunes des associations sportives de Shawinigan, de peur que les parents doivent payer des coûts d'inscription démesurés. Notre-Dame-du-Mont-Carmel a déjà indiqué qu'elle tâterait le terrain du côté de Trois-Rivières pour les sports de glace en 2016-2017.

M. Petit fait remarquer que sa municipalité est composée d'une forte proportion de personnes âgées, qui n'utilisent pas beaucoup les services recensés par Shawinigan pour obtenir une compensation. «Je peux mettre cet argent dans les loisirs chez nous plutôt qu'à Shawinigan», termine-t-il.

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