Accueil des réfugiés syriens: une conférence sans le maire de Trois-Rivières

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'a pas... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, n'a pas été invité à une conférence des maires des villes ciblées pour accueillir des réfugiés syriens.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Être membre de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) comporte certains avantages lorsque vient le temps de discuter avec les maires des autres municipalités. Trois-Rivières n'étant plus membre du regroupement, le maire Yves Lévesque n'a pas été invité à une conférence téléphonique d'urgence concernant l'accueil des réfugiés syriens. Les maires des douze autres villes québécoises ciblées pour accueillir des réfugiés ont pourtant participé à cette conférence.

«Personne ne m'a appelé pour me dire qu'il y avait une conférence. Je n'ai pas été invité», affirme sans amertume le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui croit que l'UMQ aurait pu faire une exception pour ce dossier important.

«Je ne suis pas offusqué par contre. Mais avoir été invité, nous aurions participé pour amener notre point de vue. Ce n'est pas un dossier de l'UMQ, c'est un dossier du Québec et des municipalités. On fait partie des municipalités ciblées pour accueillir les réfugiés.» 

L'UMQ a affirmé à Radio-Canada Mauricie que cette conférence était réservée à ses membres et que Trois-Rivières n'en fait pas partie. Les maires ont adopté lors de cette conférence deux positions. Ceux-ci demandent la création d'un comité intergouvernemental pour favoriser l'intégration des réfugiés et souhaitent être impliqués dans les discussions avec les gouvernements fédéral et provincial.   

Même si Trois-Rivières sait qu'elle accueillera des réfugiés dans les prochaines semaines ou les prochains mois, on ne connaît toujours pas comment cela se traduira dans les faits. Le nombre de réfugiés qui sera accueilli est encore inconnu, même si le chiffre de 200 est souvent évoqué ces derniers jours par des intervenants.

«On ne sait pas ce qu'il se passe. C'est ce qu'on attend», affirme le maire Yves Lévesque. 

«Nous avons d'ailleurs été surpris d'un appel d'un fonctionnaire du ministère de l'Immigration du Québec reçu plus tôt cette semaine. Nous pensions que nous aurions enfin des détails sur l'accueil de réfugiés, mais finalement il ne voulait pas me parler parce que je suis un politicien. Il ne veut pas plus discuter avec le directeur général de la Ville Pierre Desjardins. On parle de 25 000 au Canada avant les Fêtes. Un moment donné, il faut nous donner de l'information.»

Yves Lévesque affirme qu'il n'est pas contre l'immigration, une réalité qui dynamise, dit-il, l'économie. «On fait la promotion de l'immigration à Trois-Rivières. Et on en veut. C'est un grand outil pour le Québec», souligne-t-il. «Mais là, on parle de 200 réfugiés en même temps. Ce n'est pas la même chose. Est-ce que c'est un défi qui peut être relevé? Oui, mais ce n'est pas la même logistique. [...] Nous n'avons pas le droit de manquer notre coup.» 

Il rappelle toutefois que les attentats de Paris ont fait prendre conscience à plusieurs citoyens de l'importance des contrôles de sécurité. 

De plus, il indique que le taux d'inoccupation relativement élevé des logements à Trois-Rivières permet d'accueillir des nouveaux arrivants.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer