Secteur public: le front commun suspend sa grève

Le front commun intersyndical du secteur public vient... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Le front commun intersyndical du secteur public vient d'annoncer qu'il reporte sa grève générale de trois jours prévue pour les 1er, 2 et 3 décembre.

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La Presse Canadienne
Le Nouvelliste

(Québec) C'est «l'impasse» dans les négociations dans le secteur public: les syndicats ont fait une contre-proposition mercredi qui a été aussitôt rejetée par le gouvernement.

Le front commun reportait sa grève générale de trois jours prévue pour les 1er, 2 et 3 décembre, et demandait un minimum de 6,9 pour cent de hausse salariale. Toutefois, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, juge la contre-proposition «inacceptable» et y voit une impasse.

«On est à des années-lumière de nous entendre, a-t-il affirmé en conférence de presse à l'Assemblée nationale. (...) On ne peut pas bouger, c'est trop loin.»

Selon lui, il est clair que les syndicats ont fait la sourde oreille au gouvernement.

La nouvelle demande salariale du front commun se chiffre à un minimum de 6,9 pour cent sur trois ans. En résumé, les syndicats demandent 2,9 pour cent pour 2015-2016, soit une majoration de 1,4 pour cent conforme à l'inflation pour protéger le pouvoir d'achat de leurs membres, jumelée à un rattrapage salarial de 1,5 pour cent en fonction de la hausse du produit intérieur brut.

Au nom des mêmes principes, pour chacune des deux années suivantes, le front commun exige donc un minimum de 1 pour cent pour protéger le pouvoir d'achat contre l'inflation et un autre 1 pour cent minimal en rattrapage salarial, donc 2 pour cent par an.

Auparavant, le front commun réclamait 4,5 pour cent d'augmentation par année pendant trois ans.

Or pendant ce temps, le Conseil du trésor offre deux années de gel et trois années avec des augmentations limitées à 1 pour cent par année, soit un contrat d'une durée de cinq ans.

M. Coiteux estime à 12,4 milliards $ l'écart entre les deux offres.

«Avons-nous les moyens de verser cette somme colossale? La réponse est non. Ils le savent, parce qu'ils suggèrent qu'on le prenne dans le Fonds des générations. Ils disent que c'est un choix politique. Oui, c'est un choix politique, mais (le Fonds) c'est le choix de s'occuper des jeunes», a-t-il dit.

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