Sport mineur: Notre-Dame-du-Mont-Carmel se tourne vers Trois-Rivières

Les parents de Notre-Dame-du-Mont-Carmel qui souhaitent inscrire leurs... (Archives, Le Nouvelliste)

Agrandir

Les parents de Notre-Dame-du-Mont-Carmel qui souhaitent inscrire leurs enfants à des sports de glace en 2016-2017 pourraient devoir se rendre à Trois-Rivières plutôt qu'à Shawinigan.

Archives, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Les parents de Notre-Dame-du-Mont-Carmel qui souhaitent inscrire leurs enfants à des sports de glace en 2016-2017 pourraient devoir se rendre à Trois-Rivières plutôt qu'à Shawinigan. Le maire, Luc Dostaler, souligne que des discussions seront amorcées en ce sens si son homologue Michel Angers se campe dans sa nouvelle politique de partenariat pour les services supralocaux.

En assemblée extraordinaire lundi soir, les élus montcarmélois ont adopté le rapport sur la situation financière de leur municipalité. 

À cette occasion, ils ont donné un aperçu du prochain budget, qui sera adopté le 17 décembre. Or, M. Dostaler confirme que rien n'est prévu pour répondre aux demandes de M. Angers. «Les élus de Notre-Dame-du-Mont-Carmel ont décidé de ne pas aller de l'avant avec cette proposition», déclare-t-il. «Shawinigan considère notre population comme une dépense, ce que je ne crois pas. Chez nous, les gens sont profondément choqués par ce raisonnement.»

Rappelons qu'une étude réalisée par Raymond Chabot Grant Thornton estime à un peu plus de 240 000 $ le montant que les Montcarmélois devraient débourser à chaque année pour compenser l'utilisation des services et des infrastructures de Shawinigan. 

M. Dostaler mentionne que les dernières semaines ont particulièrement été consacrées à la préparation du budget, mais l'enjeu des services supralocaux occupera maintenant davantage son temps. «Nous allons regarder comment pouvons-nous régler ce problème», explique-t-il. «Nous l'avons déjà fait pour la population en disant non, donc elle n'aura pas à régler cette facture sur son compte de taxes. Il nous reste à trouver une solution pour les gens qui pratiquent des sports.»

Il faudrait voir si, par exemple, une association de hockey mineur trifluvienne pourrait accueillir les jeunes de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. 

Dans l'étude de RCGT, il est précisé que 109 enfants de cette municipalité sont inscrits dans les sports de glace à Shawinigan, principalement au hockey. «Nous allons regarder la possibilité que nous quittions le territoire de Shawinigan pour nous affilier avec le territoire de Trois-Rivières», confie M. Dostaler. 

Il faudrait évidemment procéder à une analyse fine de l'impact de l'arrivée de ce nouveau bassin de joueurs, mais le président de Hockey Mauricie, André Ricard, estime qu'il s'agit d'une possibilité envisageable. Par contre, au cours des derniers jours, M. Angers prétendait qu'Yves Lévesque analysait aussi la possibilité d'exiger des frais plus importants aux municipalités limitrophes qui utilisent ses infrastructures. Le maire de Trois-Rivières n'a pas voulu commenter pour le moment, mais M. Dostaler détecte qu'il ne s'agit pas d'une volonté à court terme.

«Les discussions que j'ai avec des gens de Trois-Rivières présentement m'informent que ce n'est pas dans cette direction qu'ils veulent se lancer», commente le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. «On est prêt à payer une surtaxe d'un certain montant pour les associations de sports, mais nous pensons que les sommes qui nous sont demandées à Shawinigan présentement sont complètement démesurées. Il ne peut pas y avoir de négociation quand on part de ces chiffres-là.»

Le jeune maire ne s'attend pas à une réaction négative de sa population à la suite de cette prise de position. «Je suis persuadé que les gens vont comprendre. Ce serait tellement facile de prendre cette facture et de la refiler à l'ensemble de la population en diluant le montant, pour que ça ait l'air moins pire. Je pense que le calcul qui est fait est beaucoup trop simpliste.»

«Shawinigan a beaucoup à perdre en se passant de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface et toutes les autres», croit-il. «Si j'avais une infrastructure comme le Centre des arts où la moitié des billets achetés ne viennent pas de Shawinigan, je n'enverrais pas une facture d'un demi-million $ aux autres. Je dirais simplement merci. Sans cette population, ça fermerait.»

Dans l'esprit de M. Dostaler, la prémisse selon laquelle les citoyens de l'extérieur de Shawinigan  doivent être considérés comme un fardeau à financer devient carrément insultante. «Si on trouve que les gens de Mont-Carmel usent injustement les bancs du Centre Gervais auto ou ceux du Centre des arts, je suis persuadé que les gens vont trouver des solutions et ce sera peut-être d'aller ailleurs», tonne-t-il.

M. Dostaler ne craint pas que les discussions en cours à l'Union des municipalités du Québec entraîneront une pratique qui se généralisera dans les villes centres à court ou moyen termes, forçant ainsi la main des plus petites municipalités. «Au lieu d'aller prendre le pouls à Montréal ou à Québec, ce serait peut-être mieux de le prendre dans la région», pointe-t-il. «Les réponses des maires autour ont été assez claires. Ce n'est pas parce que d'autres l'ont fait que c'est une bonne idée.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer