Chevaliers de Colomb: les exclus exigent des explications

Rosaire Vanasse, Jean-Yves Tremblay, Jean-Paul Lamy et René... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Rosaire Vanasse, Jean-Yves Tremblay, Jean-Paul Lamy et René Jutras ne digèrent toujours pas leur expulsion du Conseil 1209 des Chevaliers de Colomb. Ils réclament la convocation d'une assemblée générale des membres pour rétablir leur intégrité.

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les quatre membres exclus du conseil 1209 des Chevaliers de Colomb de Grand-Mère tiennent mordicus à être entendus en assemblée générale pour connaître les motifs exacts de leur expulsion. Les quatre hommes estiment que leur réputation a été ternie au cours des dernières semaines et ils s'estiment en droit d'obtenir des explications plus précises que les vagues insinuations qui ont circulé jusqu'à maintenant.

Le dernier chapitre de cette saga n'est donc pas encore écrit, même si, le 27 octobre, René Jutras, Jean-Paul Lamy, Jean-Yves Tremblay et Rosaire Vanasse recevaient une lettre du Grand Chevalier confirmant leur exclusion définitive du conseil 1209. Tel qu'ils en avaient été avisés le 13 octobre, les quatre hommes devaient demander un rendez-vous avec la direction avant le 24 octobre pour s'expliquer.

Une lettre en ce sens a bien été produite et déposée au bureau de poste de la 7e Avenue peu avant15 h, le 23 octobre. Elle a été livrée par courrier recommandé le 26 au local des Chevaliers de Colomb de la 5e Rue. Le facteur avait laissé une carte indiquant où la lettre pouvait être cueillie, mais l'avis de livraison était fait au nom de Robert Castonguay, alors que le Grand Chevalier, à qui la lettre était adressée, se prénomme Roger.

Cette situation a provoqué un imbroglio. Le Grand Chevalier n'a finalement jamais cherché à mettre la main sur une lettre dont l'avis ne portait pas son nom et qui n'avait pas été livrée chez lui. Comme le prévoit PostesCanada, la lettre est retournée à l'expéditeur 15 jours plus tard, le 13 novembre.

Dans cet envoi, les quatre hommes expliquaient ne pas s'être manifestés avant pour ne pas nuire à la campagne électorale de Jean-Yves Tremblay, qui s'est présenté sous la bannière néodémocrate dans Saint-Maurice-Champlain.

Les exclus réclament aussi une assemblée générale spéciale «où chacune des parties auraient l'occasion de s'expliquer, pour permettre à tous de connaître la vérité».

Dans une lettre reçue le 30 juillet, ces quatre Chevaliers apprenaient qu'ils étaient suspendus pendant 90 jours pour insubordination, pratique scandaleuse indigne d'un membre, publication de matières préjudiciables et diffamation. Ils se doutent que ces accusations sont reliées au changement d'appellation du Club récréatif des Chevaliers de Colomb de Grand-Mère et à une assemblée convoquée le25 mars 2015.

Par contre, ils prétendent que les faits précis ayant mené à cette suspension et en conséquence, à leur expulsion, n'ont jamais été dévoilés. M. Tremblay siège comme représentant du district des Hêtres au conseil municipal de Shawinigan, tandis que MM. Jutras, Lamy et Vanasse sont très impliqués à la Tablée des nôtres. Toute cette saga nuit à leur réputation, d'où leur volonté d'obtenir des explications en assemblée générale afin que leur cas soit débattu par l'ensemble des membres et non par la direction seulement.

«Qu'il nous dise clairement de quoi il nous accuse !», résume M. Tremblay, toujours indigné que la nouvelle de sa suspension ait défrayé la manchette dans le dernier droit de la campagne électorale.

«En aucun temps nous n'avons voulu faire du trouble aux Chevaliers de Colomb», assure M. Jutras. «En tout cas, les principes d'unité, de charité, de fraternité et de patriotisme n'ont pas été suivis de leur côté.»

M. Vanasse croit que le Grand Chevalier abuse de son pouvoir. D'ailleurs, il n'a jamais vu autant de suspensions depuis queM. Castonguay a accédé à ce poste, en 2014. M. Jutras craint même l'implosion du local 1209 dans le contexte actuel.

Sentant leur intégrité écorchée, les quatre hommes réclament à nouveau une rencontre pour exprimer leur point de vue et prendre connaissances des faits précis qui ont mené à cette saga.

«Notre réputation est en jeu», souligne M. Lamy. «On a été accusé d'avoir volé !»

Interpellé au sujet de cette nouvelle demande, M. Castonguay n'a pas démontré beaucoup d'ouverture.

«Le dossier est fermé dans le cas de ces quatre individus», tranche-t-il. «J'ai tourné la page et je peux vous dire que ça va très bien au conseil 1209 ces temps-ci.»

«Les principes d'unité, de charité, de fraternité et de patriotisme n'ont pas été suivis de leur côté.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer