Jour du souvenir: pour souligner «l'importance de l'engagement»

On ne s'engage pas dans les Forces armées canadiennes pendant plus de douze ans... (Andréanne Lemire)

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Andréanne Lemire

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(Trois-Rivières) On ne s'engage pas dans les Forces armées canadiennes pendant plus de douze ans sans cumuler une bibliothèque de souvenirs. D'autant plus lorsqu'on a servi en mission au Sahara Occidental, à Nairobi lors du génocide rwandais, à Goma, au Zaïre et, comme civile, en Afghanistan. Présente lors des commémorations du Souvenir de Louiseville, dimanche, Isabelle Lussier Linteau s'est souvenue, certes, mais a surtout nourri sa fierté d'avoir soutenu son pays, à l'instar de ses collègues militaires qui ont façonné l'histoire de l'action canadienne à l'étranger.

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En collaboration avec le comité des fêtes du 350e anniversaire de la ville, la Légion Royale Canadienne, filiale 35, a organisé des cérémonies de commémorations, dimanche, dans les rues de Louiseville.

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En 1994, Mme Lussier Linteau est déployée au Rwanda comme responsable d'une équipe de mouvement aérien mobile. Par la suite membre de l'équipage d'un CC-130 Hercules, elle participe au sauvetage d'une centaine d'enfants orphelins à Goma. «Une mission que je n'oublierai jamais, en plus d'avoir assisté au départ du général Roméo Dallaire à la fin de sa mission», se rappelle l'ex-militaire, la poitrine bardée de décorations. Notons, entre autres, la médaille canadienne du maintien de la paix pour sa participation aux missions des Nations-Unies et la médaille des Forces internationales d'assistance et de sécurité en Afghanistan.

«La journée du Souvenir est importante pour moi afin de se rappeler de ceux qui ont laissé leur vie ou subi des blessures physiques ou psychologiques afin de préserver les droits et la liberté de chacun d'entre nous. La journée du Souvenir est la seule journée où tous peuvent se recueillir afin d'honorer leurs sacrifices», renchérit Mme Lussier Linteau. «Il ne faut jamais oublier notre passé, notre histoire et les sacrifices qui ont été faits.»

Parmi les sacrifices, celui du 15 août 2009. Mme Lussier Linteau occupe alors un poste de consultante internationale civile dans la capitale afghane, Kaboul. Un moment, comme plusieurs, qui est gravé dans sa mémoire, alors que le quartier général de l'OTAN est la cible d'un attentat-suicide avec, en bout de piste, 91 blessés et 7 civils décédés. «J'étais dans mon lit au moment de l'attaque. J'ai été propulsée sur le mur à la détonation. Le mur et la fenêtre du fond de mon container ont été démolis. J'ai eu plusieurs morceaux de fluorescent qui m'ont éclaboussé le visage. Cet événement m'a fait prendre conscience plus que jamais de l'importance de l'engagement que nous devons avoir en tant que force internationale», souligne-t-elle.

Si, pour Mme Lussier Linteau, l'heure était au recueillement et aux souvenirs, la journée de dimanche fut également dédiée aux civils français récemment tombés sous les balles des terroristes. À cet effet, une minute de silence a été respectée, à la demande du maire Deshaies.

Enfin, la résidente de Nicolet s'envolera peut-être derechef en Afghanistan, cette fois sous l'égide des Nations-Unies. En attendant, elle espère que le Canada poursuivra son action contre l'État islamique en Syrie. «Personnellement, j'aurais aimé qu'on s'implique avant pour ne pas qu'on en soit rendu là aujourd'hui. Maintenant, on va être obligé de dealer avec ce qui s'en vient. On va être obligé de s'impliquer. Je sais que le nouveau gouvernement souhaitait retirer les CF-18 de la Syrie. Moi je trouve que ce serait important de les garder et de continuer à supporter cette missions», pense Mme Lussier Linteau

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