Denis Despins poursuit Olymbec pour 744 000 $

Denis Despins vient de déposer une action de... (Stéphane Lessard)

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Denis Despins vient de déposer une action de 743 648,82 $ contre la compagnie Olymbec pour non-respect du contrat unissant les deux parties et pour atteinte à la réputation.

Stéphane Lessard

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le dossier de la démolition de l'église Saint-Philippe reprend le chemin des tribunaux et cette fois-ci, c'est Denis Despins qui prend place dans le siège de la poursuite. Le président d'Excavation Ovila Despins vient de déposer une action de 743 648,82 $ contre la compagnie Olymbec pour non-respect du contrat unissant les deux parties et pour atteinte à la réputation.

La requête en dommages et intérêts a été déposée mercredi au palais de justice de Trois-Rivières. Dans sa poursuite, Denis Despins rappelle avoir signé en novembre 2010 un contrat de démolition des églises Saint-François-d'Assise et Saint-Philippe avec cette firme immobilière et la fabrique Immaculée-Conception.

Or, «le défaut de déposer la somme de 40 000 $ par la compagnie défenderesse a occasionné des problèmes insurmontables à la compagne demanderesse, faisant en sorte qu'elle doit aujourd'hui éponger des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars», comme on peut le lire dans le document.

Excavation Ovila Despins a mandaté un notaire en octobre 2012 afin de rédiger un contrat permettant la démolition de la bâtisse, contrat prévoyant une reconnaissance de dette de la compagnie de M. Despins envers une autre entreprise qui avait accepté de démolir l'église Saint-Philippe.

«Toutefois, puisqu'il est impossible pour la compagnie demanderesse de prouver que l'entièreté de la somme était disponible chez le notaire, l'entente n'a pu être conclue. Ce faisant, il apparaît évident que la compagnie défenderesse est responsable des dommages qu'a subis la compagnie demanderesse», soutient la requête de Denis Despins.

La poursuite affirme également qu'Olymbec a «propagé des propos mensongers dans les journaux», ce qui lui a fait perdre plusieurs contrats. Se disant victime d'une campagne de salissage, Denis Despins réclame 300 000 $ à titre de pertes de revenus, de dommages moraux et pour atteinte à la réputation. En ajoutant les frais de démolition de l'église Saint-Philippe, le demandeur évalue le total de la requête à 743 648,82 $.

Denis Despins répète depuis plusieurs mois sa ferme volonté de raconter toute la vérité dans cette histoire. Avec le dépôt officiel de sa requête, il réaffirme ce désir.

«J'ai hâte d'expliquer au juge, aux médias, aux citoyens, tout ce qu'Olymbec a fait vivre à ma compagnie. Le but d'Olymbec est de m'amener à la faillite, on veut me pousser à bout, me casser les reins. Mais on a des documents, on va ouvrir la machine à la planche pour dire la vérité», commente le président d'Excavation Ovila Despins.

Selon M. Despins, le tort causé par Olymbec à sa compagnie est plus qu'évident.

«L'entreprise est toujours ouverte, mais on ne fait plus de travail, raconte-t-il. Essayez de faire une soumission quand votre nom a été détruit. On s'est fait virer de bord assez souvent. Mais je ne lâcherai pas. Ça ferait longtemps que ça aurait été fait si j'avais eu à lâcher.»

Par le biais de son vice-président aux affaires juridiques, Olymbec déclare par courriel que sa position sera exposée dans la défense qu'elle déposera en cour.

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