Des animaux morts dans le recyclage

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Des têtes d'orignaux sont régulièrement découvertes au centre de tri des matières recyclables de Victoriaville.

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(Trois-Rivières) Têtes ou viscères d'orignaux, pattes de chevreuils ou de porcs, cadavres de chats ou de porcelets et carcasses d'oiseaux sauvages ne sont que quelques exemples des restes d'animaux que les employés du centre de tri de Victoriaville découvrent dans les matières recyclables. Il s'agit d'une situation qui préoccupe énormément l'entreprise Gaudreau Environnement.

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Quelques pattes de chevreuils se cachent à l'occasion à travers les matières recyclables.

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Des carcasses d'oiseaux sauvages sont retrouvées par les employés du centre de tri.

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Pour des raisons plutôt obscures et incompréhensibles, ces restes d'animaux se retrouvent dans la chaîne de collecte des matières recyclables. Lorsque les employés font le tri entre le papier, le carton, le verre et le métal, ceux-ci font régulièrement ces découvertes pour le moins troublantes. Et celles-ci se font plus nombreuses à l'automne, en pleine période de chasse.

«Plusieurs têtes d'orignaux, des porcelets morts, des carcasses d'oiseaux sauvages, des restes de poules et des pattes de chevreuils et de cochons sont retrouvés quotidiennement au centre de tri. Il s'agit d'une situation déplorable», affirme exaspérée Gabrielle Lapointe Saint-Pierre, responsable des communications pour Gaudreau Environnement. «Nous notons une augmentation de ce type de cas. Nous trouvons une dizaine de restes ou de cadavres d'animaux par année. Mais la situation est bien pire actuellement.»

Ces restes d'animaux peuvent provenir des quatre coins du Centre-du-Québec, le territoire couvert par l'entreprise de recyclage. Gaudreau Environnement invite donc la population a faire preuve de vigilance et à disposer des restes d'animaux comme il se doit. «Il est possible d'aller porter les animaux morts et les carcasses à la Société protectrice des animaux (SPA) ou de les déposer dans les bacs de déchets», indique Mme Lapointe Saint-Pierre. 

Bien que le centre de tri de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie connaît à l'occasion les mêmes problèmes, la situation n'est pas aussi préoccupante. «Nous en avons aussi, mais ce n'est pas courant», note Sylvie Gamache, conseillère en communications à la régie. «Ce sont toutefois des situations malheureuses. Nous invitons les gens à bien utiliser les bacs de recyclage.»

Autre phénomène préoccupant, les travailleurs des centres de tri trouvent régulièrement des seringues souillées dans les matières recyclables. Cela représente évidemment un risque important pour la santé des employés. Si un travailleur est piqué par une seringue, celui-ci doit passer une batterie de tests afin de s'assurer qu'il n'a pas contracté une maladie comme le sida ou l'hépatite. Il va sans dire que cela engendre un important stress pour le travailleur.  «En plus des animaux, nous avons retrouvé près de 400 seringues souillées cette année. Il s'agit d'une seconde situation très stressante pour les trieurs. Cela fait craindre le pire pour la santé et la sécurité des travailleurs», ajoute Gabrielle Lapointe St-Pierre. 

Des seringues sont également trouvées au centre de tri de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie. «Les gens doivent disposer des seringues dans les boîtes jaunes qu'on retrouve dans les pharmacies», souligne Mme Gamache. Il est également possible de se procurer gratuitement ce type de contenant dans les pharmacies.

Comme si cela n'était pas suffisant, les centres de tri reçoivent également plusieurs types de déchets qui n'ont rien à voir avec les matières recyclables, comme des couches souillées ou des condoms usagés. Bien sûr, ces deux déchets n'entrent pas dans la listes des papiers, cartons, verres et métaux recyclables. Une fois de plus, la collaboration de la population est demandée.

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