Des flash mobs dans les édifices gouvernementaux

Plus de 200 membres du SFPQ ont envahi... (François Gervais)

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Plus de 200 membres du SFPQ ont envahi le palais de justice de Trois-Rivières, l'édifice Capitanal et la Place de la Mauricie pour y tenir des flash mobs pendant 15 minutes. On en voit quelques-uns sur la photo, prise au rez-de-chaussée du palais de justice de Trois-Rivières.

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Confrontés à des injonctions leur interdisant de bloquer l'accès aux édifices gouvernementaux, les membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) ont trouvé un autre moyen pour manifester leur mécontentement jeudi.

Après avoir manifesté quelques minutes devant le palais de justice de Trois-Rivières avec des klaxons et des sirènes, plus de 200 employés syndiqués ont en effet envahi l'édifice à 10 h 15 pour y faire un flash mob. Ils ont franchi un à un les portes de l'édifice sous l'oeil attentif des constables spéciaux, eux aussi en moyens de visibilité depuis le printemps dernier pour les mêmes raisons. 

Ils se sont ensuite positionnés dans les corridors et les salles d'attente pour finalement s'immobiliser pendant 15 minutes, sans dire un seul mot. Force est d'admettre qu'on avait rarement vu une clientèle aussi tranquille et disciplinée au palais de justice.

Une fois le flash mob terminé, les grévistes ont ensuite quitté les lieux en laissant derrière eux quelques dépliants visant à faire connaître les objectifs de leurs journées de grève. Ils ont répété leur même manège à l'Édifice Capitanal et à la Place de la Mauricie dans l'heure qui a suivi. 

Notons d'ailleurs que les activités judiciaires se sont déroulées normalement, jeudi, au palais de justice, malgré du personnel en moins. 

On se rappellera que le 27 octobre, lors de la première journée de grève en Mauricie, les activités judiciaires à Trois-Rivières avaient été paralysées pendant toute la matinée. Il avait fallu attendre jusqu'à midi pour que les audiences puissent commencer. 

Les avocats, procureurs, juges, prévenus, témoins et autres avaient en effet été retenus à l'extérieur en raison de la ligne de piquetage qui bloquait l'accès aux portes. 

Seuls les constables spéciaux, les adjointes à la magistrature, quelques fonctionnaires ayant pour rôle d'assurer les services essentiels, les personnes ayant des assignations à comparaître et les fourgons cellulaires avec des détenus à leur bord avaient pu entrer dans l'édifice.

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