Des grévistes motivés malgré la pluie

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Les grévistes ont manifestés à plusieurs endroits à Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La bruine, la pluie et le temps frisquet ne sont pas venus à bout de la motivation des 31 202 membres du Front commun intersyndical de la Mauricie et du Centre-du-Québec, en cette deuxième ronde de grève qui s'est amorcée jeudi et se poursuit vendredi.

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Des grévistes manifestent devant la Place La Mauricie.

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Comme prévu, les enseignants, le personnel de soutien et le personnel professionnel de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy ont investi neuf intersections importantes de la Ville de Trois-Rivières, dès 7 h 30, jeudi. Pancartes à la main, ils ont distribué des dépliants aux automobilistes afin de faire connaître les motifs de leurs actions syndicales collectives.

Deux gros rassemblements ont eu lieu par la suite dans la région. Environ 1500 manifestants se sont regroupés au parc de l'Exposition, à Trois-Rivières, puis ils ont emprunté à pied le boulevard des Forges pour se rendre dans la Côte Plouffe.

Après plusieurs allocutions des leaders syndicaux, dont la présidente du Syndicat de l'enseignement des Vieilles-Forges, Claudia Cousin, les manifestants ont fait le tour du siège social de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, puis ils ont repris la Côte Plouffe pour retourner au parc de l'Exposition.

Claudia Cousin, a rappelé que les syndicats se sont souvent battus à coups de grèves et de plans de mobilisation, au cours des dernières années, «pour avoir le régime de retraite qu'on a présentement, pour avoir droit aux congés sans traitement qu'on a présentement, aux droits parentaux qu'on a présentement, à la baisse d'élèves, à l'ajout de services», a-t-elle rappelé à ses troupes. «C'est pas vrai qu'en 2015, on va baisser les bras», dit-elle. Pour Mme Cousin, pas question d'anéantir les gains difficilement remportés au cours des dernières années. «C'est pas vrai que nous autres, en 2015, on va être responsable de ça», a-t-elle martelé devant les quelque 1500 personnes massées dans la Côte Plouffe.

Les employés en grève n'ont pas entravé longtemps la circulation sur la rue Sainte-Marguerite. Des policiers étaient sur place pour faciliter, d'ailleurs, le passage des automobilistes.

Notons que les enseignants feront du piquetage, tôt vendredi matin, devant l'édifice de la Commission scolaire. Par la suite, ils seront en assemblée générale pour le reste de la journée.

À Shawinigan, environ 1200 employés de l'État en grève se sont réunis dans le parc Saint-Maurice, vers 10 h 15, indique Patrice Papillon, coordonnateur à la CSN. Plusieurs manifestants de La Tuque sont allés leur prêter main-forte. Ils ont tous convergé à pied vers le centre-ville puis se sont arrêtés devant les bureaux du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Par la suite, les leaders syndicaux ont pris la parole, dont la vice-présidente de la CSN au niveau régional, Lorraine Dugas et René Lang, le président du Syndicat des employés de soutien de la Mauricie.

Le président du conseil central du Coeur-du-Québec CSN, Paul Lavergne, a passé quant à lui la journée avec les manifestants devant le centre hospitalier de La Tuque qui, comme tout le personnel des services de santé de la région, avaient droit à 42 ou 45 minutes de grève par jour par personne. Au plus fort des manifestations, dit-il, entre 75 et 80 personnes avaient leur pancarte en main devant l'établissement.

Au CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, on rapportait que tout s'est bien déroulé, jeudi, à l'exception du roulement dans les centres de prélèvements où l'on rapporte des périodes d'attentes qualifiées d'importantes. Les gens ont dû patienter de 75 à 90 minutes alors que normalement, l'attente est plutôt de 30 à 45 minutes tout au plus.

En fin d'après-midi, jeudi, le président de la FTQ, Daniel Boyer, s'est présenté à Trois-Rivières pour stimuler les troupes après avoir visité plusieurs autres lignes de piquetage à Québec et à Lévis, sur la rive sud.

M. Boyer dit qu'il a rencontré des «gens déterminés qui font ça légalement, légitimement, pacifiquement».

Il a encouragé ses membres à poursuivre dans cette attitude. Le président de la FTQ s'est dit confiant. «On a fait une première ronde de grève tournante et entre les deux rondes, on a eu droit à une proposition du gouvernement. Le gouvernement a bougé», dit-il, même si c'était «loin de notre goût».

M. Boyer rappelle que les visées du gouvernement québécois face à ses employés vont les appauvrir. «Ces gens-là s'appauvrissent depuis déjà quelques années parce que les augmentations qu'ils ont eues sont en bas de l'augmentation du coût de la vie», dit-il.

Sur la rive sud, les syndicats des enseignants, du personnel de soutien et du personnel professionnel de la Commission scolaire La Riveraine ont intensifié leurs moyens de pression en se rassemblant à Nicolet, Saint-Grégoire et Gentilly. Environ 300 employés syndiqués ont participés à ces manifestations.

Un autre événement important est prévu vendredi matin, vers 10 h 30, devant le Centre hospitalier affilié universitaire régional du boulevard du Carmel alors que convergeront devant l'établissement le personnel de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et celui du Cégep de Trois-Rivières.

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