Réfugiés syriens: la région en mode préparation

Le directeur général du SANA, Ivan Suaza.... (François Gervais)

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Le directeur général du SANA, Ivan Suaza.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Même si le Canada n'a toujours pas indiqué le nombre de réfugiés syriens que la région accueillera dans les prochains mois, les organismes qui oeuvrent pour l'accueil et l'accompagnement des nouveaux arrivants se préparent afin que tout soit prêt lorsque les premières familles débarqueront de l'avion.

Le Service d'accueil des nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières s'attend à accueillir des réfugiés syriens, mais ne sait pas combien, ni à quel moment. Afin de ne pas être pris au dépourvu, l'organisme travaille déjà en partenariat avec des groupes communautaires et la Commission scolaire du Chemin-du-Roy sur les plans d'action. 

«Nous ne voulons pas être pris par surprise. Nous devons nous préparer avant l'arrivée des réfugiés», explique le directeur général du SANA, Ivan Suaza. «Nous sommes toutefois dans l'incertitude. Nous ne savons pas quand et combien de réfugiés nous devrions accueillir à Trois-Rivières.»    

Ottawa a toutefois annoncé qu'un comité spécial chargé d'aider à faire venir 25 000 Syriens a été formé. La nouvelle ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, en fait partie. Le gouvernement de Justin Trudeau aimerait accueillir ces réfugiés avant les Fêtes, mais on ne sait pas à quel moment. De plus, nombreux sont les experts qui doutent de la capacité du Canada d'accueillir autant de réfugiés en moins de deux mois.  

Malgré tout, le SANA Trois-Rivières a déjà beaucoup d'expérience dans l'accueil de réfugiés. L'an dernier, l'organisme en a aidé 140 à s'intégrer. Dès leur arrivée au Québec, des bénévoles du SANA assistent ces réfugiés dans la recherche d'un logement, de vêtements chauds, de meubles et de produits de toutes sortes. Les documents d'immigrations doivent de plus rapidement être remplis. «Nous rassurons la population de Trois-Rivières. Nous allons nous occuper des réfugiés dès leur arrivée. Nous avons d'ailleurs eu des appels à ce sujet de citoyens préoccupés», précise le directeur général du SANA.   

Tout ce processus requiert des bénévoles dont certains connaissent les langues des réfugiés, soit l'arabe ou même le turc. «Nous sommes d'ailleurs à la recherche de bénévoles, dont certains parlent ces langues», note Ivan Suaza. «Nous offrons bien sûr des formations à nos bénévoles.» 

Le SANA est aussi à la recherche de famille prête à accompagner des réfugiés. «Ces jumelages permettent de faciliter l'intégration des réfugiés dans leur nouvelle communauté», soutient le directeur général du SANA. «Nous avons aussi une formation en intégration culturelle pour faciliter l'arrivée des réfugiés.» 

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy se prépare également à accueillir des réfugiés syriens dans ses classes de francisation, la première étape vers l'intégration. Deux écoles de cette commission scolaire offrent ces cours. Il s'agit de l'école primaire Sainte-Thérèse et de l'école secondaire des Pionniers. Les jeunes qui apprennent rapidement la langue française peuvent plus facilement intégrer la communauté d'accueil. Et l'intégration par la francisation des enfants favorise souvent celle des parents, pour qui le choc culturel peut-être des fois plus important. 

Anne-Marie Bellerose, porte-parole de la commission scolaire, affirme que des rencontres ont déjà eu lieu avec différents intervenants sur la question de l'accueil des réfugiés syriens. «Il est par contre difficile de planifier plus concrètement, tant que nous ne connaissons pas le nombre d'enfants et adolescents qui viendront à Trois-Rivières», note-t-elle. «Nous sommes en attente à ce niveau.»

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