Le bac brun devrait s'ajouter à la collection

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La population sera consultée sur l'adoption d'un troisième bac à la maison, le bac brun.

La Presse

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Depuis des années qu'elle fait des tests, qu'elle voyage un peu partout pour observer les technologies existantes, la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie prend finalement position pour le bac brun afin de trier à la source les matières putrescibles et de les valoriser, comme l'exige la loi. La position a été prise lors de l'adoption du projet de Plan de gestion des matières résiduelles par les membres de la Régie (PGMR) il y a quelques jours.

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres. Le troisième bac n'atterrirait dans notre collection de bacs (celui réservé aux déchets et le bleu, pour les matières recyclables) qu'en 2019 ou 2020, indique la porte-parole de la Régie, Sylvie Gamache.

Il faut aussi consulter la population avant de se lancer officiellement dans le projet et d'adopter définitivement le PGMR. À ce chapitre, Mme Gamache indique que la loi prévoit la création d'une commission indépendante qui amorcera une tournée des MRC et villes membres de la Régie au mois de février afin de tâter l'opinion publique. Les dates n'ont pas encore été déterminées, dit-elle.

La commission indépendante, qui sera formée de quatre personnes, sera composée d'un représentant du monde des affaires, des groupes environnementaux, du secteur communautaire et des syndicats.

Le tri à la source des matières putrescibles, ou troisième voie, par chacun des citoyens en utilisant le bac brun est sans doute la manière la plus éprouvée et la moins coûteuse actuellement pour obtenir une matière de qualité, indique Mme Gamache. «C'est grâce aux citoyens qu'on va avoir une matière organique de qualité», dit-elle.

On se souviendra que la Régie avait fait certaines expériences, dont l'une consistait à mettre les matières putrescibles dans des sacs qu'on pouvait jeter avec les autres déchets et qui étaient ensuite retirés un à un au lieu d'enfouissement sanitaire. De toute évidence, cette méthode était beaucoup trop laborieuse pour être viable.

La Régie était aussi allée en Europe pour examiner diverses technologies, mais n'est pas revenue convaincue de ces visites. «C'est aussi une question de contexte», fait valoir Mme Gamache. «L'Europe a des réalités qui ne sont pas les mêmes que celles du Québec», plaide-t-elle.

L'implantation du bac brun ne se fera pas avant 2019. «Il faut organiser les trajets de collecte et il y a des ajustements à faire avec les collectes d'ordures ménagères. Il faut aussi statuer sur les installations de traitement pour recycler la matière», dit-elle, afin qu'elle puisse être retournée au sol. «Donc, ça implique un processus de compostage dans le traitement.»

Ceci, précise Mme Gamache, n'exclut pas que la Régie fasse aussi un processus de méthanisation, c'est-à-dire une extraction du méthane qui se dégage de la digestion des matières dans le but de valoriser ce gaz. «On est en train de réaliser des études complémentaires pour avoir le modèle le plus optimal possible», précise la porte-parole.

Les estimés préliminaires pour la gestion du bac brun sont de plus de 4 millions $ par année, précise Mme Gamache. «Ces chiffres seront précisés lors de la planification», dit-elle.

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