De salon de barbier à magasin général

Pierre-Alexandre Boisvert... (Émilie O'Connor)

Agrandir

Pierre-Alexandre Boisvert

Émilie O'Connor

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Saint-Élie-de-Caxton) La richesse réconfortante de la tradition et le rafraîchissant dynamisme de la relève se marient à Saint-Élie-de-Caxton avec l'ouverture d'un nouveau commerce. Trois jeunes entrepreneures ont inauguré vendredi le magasin général Chez Méo, dans l'ancienne maison du barbier du village, Méo Bellemare, immortalisé dans les contes de Fred Pellerin.

Le plus célèbre citoyen de Saint-Élie était d'ailleurs présent à l'inauguration du magasin situé tout juste devant l'école primaire du village. «On ne sait pas comment décrire l'endroit: c'est un magasin général de filles, avec de la quincaillerie et des savons... Elles ont inventé un commerce», formulait le conteur, au milieu de la foule rassemblée dans l'espace où se côtoient les rubans à mesurer, l'assouplissant à tissus, les vis en vrac, les bonbons, les bijoux, les cartes de souhaits et les livres usagés.

«Notre mission est de faciliter l'accès à des produits utilitaires pour les résidents et pour les touristes, tout en ramenant la tradition du magasin général au goût du jour», résume l'une des propriétaires, Laurence Baillargeon. Sa collègue Agapi Bourdeau explique que dans sa démarche d'affaires, le trio s'est fié sur une cueillette d'information axée sur ce que les gens aimeraient trouver dans un commerce de proximité.

Les trois jeunes femmes sont aussi fières d'offrir des produits d'artisans de la région. Par exemple, on peut trouver dans la boutique des savons, shampooings, crèmes, parfums d'ambiance, huiles essentielles et produits de pharmacie naturelle créés par Josée Veillette, Ève Boisvert, Manon Charlebois et Gilles Rondeau. Des bijoux et cartes de souhaits de Catherine Petit, des boucles d'oreilles de Josée Simoneau et des vêtements en fibre naturelle de l'entreprise Abaka, de Shawinigan, sont aussi en vente.

Le souvenir de Méo est honoré dans un coin du magasin où trône sa dernière chaise de travail. Des barbiers et artistes capillaires viendront à l'occasion offrir leurs services de coupe, ou encore de «massages de barbe», un concept qui a bien fait rire les gens présents à l'inauguration. Toujours dans un hommage à Méo, les trois propriétaires ont convié les invités de vendredi matin à se couper une mèche de cheveux pour emplir un pot, symbole de la vocation de la maison avant sa mutation en magasin général.

Heidi Bellerive, la troisième mousquetaire de l'aventure, est conseillère municipale à Saint-Élie. Elle a rencontré la montréalaise Laurence Baillargeon à l'Université du Québec à Trois-Rivières dans le programme de Loisirs, culture et tourisme. Laurence connaissait Agapi qui elle, a étudié en gestion touristique. «On voulait partager un projet. Quand la maison de Méo a été à vendre, on a saisi l'occasion», résume Heidi Bellerive.

Les entrepreneures ont bénéficié de l'accompagnement du Centre local de développement de la MRC de Maskinongé et du programme de soutien au travail autonome. L'appui de la communauté en général a aussi été apprécié par le trio. Pour l'instant, le magasin est ouvert du jeudi au dimanche de 10 h à 18 h. Selon l'achalandage, les heures pourront être prolongées à l'approche du temps des fêtes, et on vise une ouverture sept jours par semaine pendant la saison touristique estivale.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer