Des zones texto dans les haltes routières

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La halte routière de Maskinongé fait partie des sept aires de service offrant une zone wi-fi gratuite pour les usagers de la route.

Olivier Croteau

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'instar de six autres haltes routières, celle de Maskinongé offre depuis peu à sa clientèle une zone wi-fi que peuvent utiliser gratuitement les usagers pour communiquer par texto, envoyer des courriels ou tout simplement naviguer sur le web.

L'annonce de ce projet gouvernemental a été faite mardi par le ministre des Transports, Robert Poëti. Cette orientation a été prise afin d'offrir une zone sécuritaire clairement identifiée par des panneaux afin d'inciter les conducteurs à communiquer en toute quiétude au lieu de répondre à un texto alors qu'ils circulent sur les routes.

«Notre bilan routier ne cesse de s'améliorer depuis les huit dernières années. Il est le résultat d'années d'efforts investis dans la prévention et la sensibilisation en sécurité routière. Ces actions, combinées aux améliorations en matière de sécurité apportées par les constructeurs automobiles, sauvent chaque année un grand nombre de vies», déclare M. Poëti, accompagné de Jean-Denis Girard, ministre délégué aux PME et député de Trois-Rivières, et du député de Maskinongé, Marc H. Plante.

À la lumière des déclarations du ministre des Transports, le gouvernement doit s'ajuster à la popularité croissante des appareils mobiles. La majorité des Québécois possèdent un téléphone intelligent. Selon des données compilées par la Société d'assurance automobile en 2014, 99 % des Québécois trouvent dangereux de texter au volant, mais 25 % admettent le faire à l'occasion. Cette statistique a bondi de 32 % en un an, car elle était de 19 % en 2013.

«De ce 25 %, plus de la moitié des gens disent qu'ils sont incapables de ne pas lire un texto qui entre. Il y a presque un problème de dépendance. Il faut se rappeler que lorsqu'on texte, on quitte la route des yeux l'espace de quatre à six secondes. À 90 km/h, c'est l'équivalent de traverser un terrain de football les yeux fermés! Il y a des solutions pour combattre cette dépendance: éteindre le cellulaire, demander au passager de répondre, installer des applications qui bloquent les textos. La halte texto est aussi une belle alternative», estime Dave Leclerc, vice-président aux affaires publiques et à la stratégie de prévention routière à la SAAQ.

Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti. ... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti. 

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Près de 10 000 $ sont investis par le gouvernement du Québec dans chaque aire de service pour les équiper et pour maintenir le service durant les deux prochaines années. Selon M. Poëti, le gouvernement doit faire sa part pour bonifier la sécurité des routes du Québec en cette aire numérique.

«La sensibilisation demeure un moyen efficace en vue d'enrayer certains comportements néfastes sur la route. Je ne crois pas qu'on va dépenser de l'argent. On fait de l'investissement sur la sécurité routière», ajoute le ministre.

Québec a toutefois la volonté de trouver une entreprise privée qui prendra la relève dans l'ensemble des 29 aires de service. Un appel de service vient d'être lancé à ce sujet et le ministre Poëti est confiant de trouver une compagnie qui acceptera de maintenir la gratuité du signal wi-fi en échange d'une certaine visibilité.

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