Dixième journée d'audiences pour Martin Gélinas

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Martin Gélinas

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'était la dixième journée d'audiences de la cause qui oppose l'ancien vice-recteur Martin Gélinas à l'UQTR, lundi. Ce dernier a dû faire face au barrage de questions de l'UQTR toute la journée, lundi et il témoignera à nouveau mercredi.

La juge Lyne Thériault a demandé au procureur de l'UQTR, Me Jasmin Marcotte, en fin de journée, de faire tout en son possible pour terminer ce contre-interrogatoire aujourd'hui en l'avertissant fermement qu'elle n'ajouterait pas de journées d'audiences supplémentaires pour entendre cette cause déjà très longue.

Rappelons que Martin Gélinas a déposé une plainte pour congédiement abusif et harcèlement psychologique de la part de l'ancienne rectrice, Nadia Ghazzali, de l'ancien vice-recteur intérimaire Gilles Charland et de l'ancienne directrice des communications, Guylaine Beaudoin.

Lundi, toutefois la juge Thériault a indiqué que selon la loi, c'est à l'employeur que la plainte doit être adressée car c'est lui qui est responsable de faire en sorte que de tels gestes ne soient pas commis.

Dans les circonstances, le procureur de Guylaine Beaudoin a quitté la salle d'audiences et ne devrait revenir que pour le plaidoyer. Gilles Charland et son procureur, eux, sont restés.

Il a d'ailleurs beaucoup été question de M. Charland, hier. Malgré les plaintes logées par M. Gélinas contre lui, l'UQTR a démontré, par le biais de divers courriels, que M. Gélinas avait M. Charland en haute estime et qu'il l'élevait même au rang de mentor.

Alors qu'il commençait à prendre le dessus, après une longue dépression, M. Gélinas a en effet invité M. Charland à faire partie d'un cercle très limité de guides qu'il a en haute admiration afin de le conseiller et de l'aider à devenir une personne capable de faire du bien dans la société. M. Charland lui a répondu qu'il acceptait.

À un autre moment, M. Gélinas a demandé à M. Charland de contacter son ex-épouse, épuisée par tous les malheurs qui s'abattaient sur son couple, pour la soutenir dans l'épreuve.

Interrogé à ce sujet, M. Gélinas a fait valoir qu'il savait faire la distinction entre Gilles Charland l'homme, avec qui il a eu des très agréables conversations, dit-il, et Gilles Charland, celui qui avait un mandat de l'UQTR à son endroit.

L'UQTR a profité de sa preuve pour étayer les faits reprochés à M. Gélinas, notamment l'envoi de 84 textos à des gens de l'UQTR, sur trois mois, dont 53 à Guylaine Beaudoin. Ces textos ont été rédigés alors que M. Gélinas vivait une dépression profonde ayant nécessité une hospitalisation.

L'UQTR reproche aussi à M. Gélinas de ne pas s'être présenté au travail qu'il avait la possibilité de faire en prêt de service de l'UQTR ,après son congé de maladie, à Économie du savoir Mauricie. Il aurait été averti par M. Charland à plusieurs reprises de se présenter, sans le faire. M. Gélinas affirme que les choses ne se sont pas passées comme ça. «Je ne suis pas un fainéant. On ne devient pas vice-recteur à 35 ans par paresse», a-t-il fulminé. M. Gélinas affirme au contraire que c'est lui même qui a déniché le poste à Économie du savoir Maurice où il a fait du bon travail. Ce dernier estime qu'il est devenu un moins que rien à l'UQTR lorsqu'il a porté plainte contre la rectrice Nadia Ghazzali. «C'est comme si j'avais commis un péché mortel», dit-il.

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