Le Front commun s'invite chez les députés

Une cinquantaine de syndiqués du Front commun ont... (Olivier Croteau)

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Une cinquantaine de syndiqués du Front commun ont manifesté bruyamment lundi matin devant le bureau du député de Trois-Rivières et ministre délégué aux PME, Jean-Denis Girard.

Olivier Croteau

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La négociation entre le gouvernement et les représentants des employés de la fonction publique doit commencer à ressembler à une véritable négociation, clament les leaders syndicaux, qui misent sur les députés libéraux de la région pour passer le message auprès du gouvernement.

Ils étaient une cinquantaine d'employés de l'État, notamment des secteurs de la santé, de l'éducation et de la justice, à s'être rassemblés lundi matin devant le bureau du député de Trois-Rivières, le ministre Jean-Denis Girard. Sifflets à la bouche, pancartes revendicatrices à la main, ses manifestants ont fait beaucoup de bruit pendant une vingtaine de minutes afin de réclamer du respect dans la négociation en cours.

«Quand le communautaire est en grève, c'est grave», lance André Fleury, président du Conseil régional de la FTQ, en faisant un lien avec la journée de manifestation nationale de ce secteur. «On veut une convention négociée, on demande des offres décentes et on demande que le gouvernement arrête d'être en demande sur tout ce qu'on a», ajoute-t-il, en faisant allusion aux salaires et au régime de retraite.

Le Front commun avait amorcé sa journée en manifestant devant les bureaux de Julie Boulet dans le secteur de Grand-Mère et ceux de Pierre Giguère à Shawinigan, sans pouvoir les rencontrer. Les syndiqués désirent non seulement passer leur message de dénonciation, mais veulent que les députés libéraux régionaux le transmettent à Philippe Couillard.

«On a besoin du secteur public pour faire vivre l'économie. La région a besoin d'investissements. Le meilleur moyen est d'investir dans nos travailleurs», déclare Claude Audy, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec à la CSN, qualifiant le député-ministre Girard de «pantin de Philippe Couillard», sous les yeux de Marianne Méthot, attachée politique de M. Girard, sortie à l'extérieur pour écouter les revendications des manifestants.

Confusion dans l'agenda

Denis Bastarache, coordonnateur à la CSQ, croyait avoir l'occasion de discuter avec Jean-Denis Girard lundi matin. Il faisait partie d'une petite délégation de représentants syndicaux qui avaient pris rendez-vous avec le député avant la tenue de la manifestation. Sauf que son agenda ne concordait pas avec celui du député-ministre: la rencontre entre les deux parties est prévue pour le 9 novembre, et non pas le 2, selon le bureau du député.

«Le contact a été pris avec ces représentants autour du 23 octobre. Il n'a jamais été question du 2 novembre», assure Marianne Méthot, en indiquant que son patron se trouvait à Joliette en remplacement de Lise Thériault.

Lors de son allocution devant les syndiqués, M. Bastarache a parlé d'un problème d'agenda empêchant une rencontre avec Jean-Denis Girard, ce qui a entraîné des huées et des sarcasmes de la part de la foule. En mêlée de presse, il s'expliquait mal ce qui était à l'origine de cette situation.

«Il y a eu un problème d'agenda. On a vraiment appelé pour prendre rendez-vous avec M. Girard ce matin (lundi). Je ne sais pas si c'est de notre côté ou du côté du député que l'information a été mal inscrite dans les agendas», mentionne M. Bastarache, en assurant que ses membres seraient mis au courant de la situation.

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