Grève: «Les employés sont écoeurés»

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La grève des organismes communautaires s'est traduite par une manifestation tenue devant le centre de femmes Parmi Elles du secteur Gentilly à Bécancour.

Olivier Croteau

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le secteur communautaire a mené lundi une grève d'un jour afin de rappeler une nouvelle fois au gouvernement du Québec que les organismes de la région ont un besoin urgent d'un financement récurrent pour pouvoir aider de plus en plus de personnes à se nourrir, à défendre leurs droits ou à vivre avec une maladie ou un handicap.

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Pierre Giguère, député libéral de Saint-Maurice, a écouté les revendications présentées lundi matin par des travailleurs d'organismes communautaires du Centre-de-la-Mauricie.

François Gervais

À La Tuque, plus d'une trentaine de personnes,... (Audrey Tremblay) - image 1.1

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À La Tuque, plus d'une trentaine de personnes, représentants 11 groupes communautaires, se sont réunies au parc des Générations. Ils ont marché jusqu'au bureau de la députée Julie Boulet. Ils ont déposé leurs revendications au représentant de la députée. 

Audrey Tremblay

Ils étaient plus de 500 personnes à manifester un peu partout dans la région, que ce soit en Haute-Mauricie et du côté sud du Saint-Laurent. Des tracs ont été distribués à Nicolet, à Sainte-Geneviève-de-Batiscan et à Saint-Maurice, des soupes populaires ont été servies à Saint-Tite et à Shawinigan et les abords des bureaux des députés libéraux Julie Boulet, Pierre Giguère et Marc H. Plante ont été le théâtre de manifestations.

À Trois-Rivières, plus de 130 personnes ont formé une chaîne humaine reliant le bureau régional du ministère de la Solidarité sociale, rue des Forges, et le bureau du député trifluvien Jean-Denis Girard. Ces personnes, principalement des employés d'organismes, se sont regroupées afin de contester la gestion dite d'austérité préconisée par le gouvernement Couillard.

«On veut un réinvestissement de 13 millions de dollars plus une indexation annuelle, car les organismes sont fragilisés par le manque de financement. L'austérité, ça veut dire plus de gens dans les groupes communautaires», fait valoir François Landry, conseiller politique de la Table régionale des organismes communautaires (TROC) du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

La grève mise de l'avant en ce 2 novembre a entraîné soit le ralentissement des services offerts dans ces organismes, soit leur suspension pure et simple. Selon la TROC, le milieu communautaire est rendue à un point tel que la grève était le moyen à utiliser dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement du Québec. «Je m'attendais à une centaine de participants aujourd'hui (lundi) et on en a beaucoup plus. Les employés sont écoeurés», ajoute M. Landry.

En cette période de resserrement budgétaire, chaque organisme doit se débrouiller du mieux qu'il peut pour maintenir sa mission tout en faisant face à une demande accrue. C'est notamment le cas aux Artisans de la paix. Selon Robert Tardif, les différentes coupes gouvernementales ont un impact direct sur la «popularité» de l'organisme qu'il dirige.

«On a plus de gens qui se ramassent chez nous. Il y a deux ans, on avait entre 80 et 120 personnes à la tablée du midi. On est rendu à 160. On fait aussi de l'insertion en milieu de travail, mais les programmes ont été coupés. On a passé de sept personnes à zéro.»

Marie-Josée Magny, directrice du Carrefour d'aide aux non-syndiqués (CANOS), était à La Tuque lundi matin afin d'accompagner une trentaines de personnes dans ce mouvement.

«On rappelle au gouvernement qu'il faut financer les organismes communautaires. Ils sont un filet social important pour les gens avec des problèmes de santé, pour la défense de leurs droits. L'austérité doit cesser», mentionne Mme Magny, qui espère toujours le renouvellement du protocole d'entente garantissant la poursuite des activités de l'organisme après le31 mars prochain.

Les centres de femmes fermés

Les sept centres de femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont joint les rangs de cette grève nationale en fermant leurs portes lundi et/ou mardi. Ce mouvement de grève s'inscrit en parallèle à la manifestation de la TROC, mais vise le même objectif, soit la hausse du financement de base des organismes communautaires.

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