Redécouvrir la rivière

L'arrêt du flottage du bois sur la rivière... (Émilie O'Connor)

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L'arrêt du flottage du bois sur la rivière Saint-Maurice a permis d'optimiser les conditions de navigation de plaisance grâce au balisage de la rivière.

Émilie O'Connor

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'arrêt du flottage sur la rivière Saint-Maurice en 1995 a non seulement changé l'allure du paysage, il a également permis aux citoyens de se réapproprier la rivière à des fins récréotouristiques.

«L'arrêt du flottage a permis de redécouvrir une rivière», confirme l'historien Mario Lachance, qui se souvient s'être baigné dans la rivière au milieu des billes de bois, enfant, au tournant des années 1970.

M. Lachance rappelle que si la dernière cargaison de bois a été jetée à l'eau à l'automne 1995, les dernières billes se sont rendues à Trois-Rivières en 1997. «En 1996-1997, Hydro-Québec a abaissé le niveau de la rivière et les berges ont été nettoyées. Au niveau local, l'arrêt du flottage sur la rivière a contribué à la naissance de la Cité de l'énergie», ajoute M. Lachance, qui agit aussi comme responsable de l'animation à la Cité.

La Compagnie de flottage du Saint-Maurice possédait une bâtisse, face à l'entrée de l'actuelle Cité de l'énergie. C'était la résidence du maître des estacades, qui y avait son atelier de travail. Les travaux de construction de la Cité ont débuté en 1996, et l'arrêt du flottage «a contribué d'une certaine façon à la construction physique du centre de sciences et de la tour», indique M. Lachance. L'arrêt du flottage a aussi favorisé le volet croisière de l'offre de la Cité de l'énergie, dès 1997.

Du côté de Tourisme Mauricie, on a vu dans le nettoyage de la rivière Saint-Maurice une opportunité de mettre en valeur le potentiel de la rivière pour le nautisme de plaisance. Le dossier du balisage de la rivière a émergé dans l'actualité au tournant des années 2000, et c'est à la fin de l'été 2013 que l'aménagement des bouées a permis la navigation sécuritaire entre Grand-Mère et La Tuque.

«Pour l'instant, c'est encore ténu comme action de promotion. Il reste à développer des attraits. Mais c'est certain que le balisage pour assurer la navigation entre Grand-Mère et La Tuque est un pas de géant», commente le directeur général de Tourisme Mauricie André Nollet.

«Moi je crois que le potentiel est sous-développé. Les gens de ma génération n'ont pas le réflexe d'aller vers la rivière même s'il n'y a plus de billes dessus. Je pense que c'est plus la nouvelle génération, celle qui est née avec l'arrêt du flottage, qui va mettre en place davantage d'activités touristiques», commente M. Lachance, qui croit entre autres que l'on pourrait augmenter l'activité des embarcations à voile sur la rivière. Il cite et salue les initiatives déjà exploitées, comme les compétitions de bateaux-dragons, les compétitions de kayak ou de natation en eau libre à Shawinigan.

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