Trois-Rivières veut favoriser l'industrie agroforestière

Marc-André Godin, urbaniste et coordonnateur à la gestion... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Marc-André Godin, urbaniste et coordonnateur à la gestion des programmes et des projets de développement à la Ville de Trois-Rivières, était en compagnie lors du lancement plan de développement de la zone agricole du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, du directeur régional du MAPAQ, Norman Houle, ainsi que de Raphäelle Julien-Caron de Miel des 3 Rivières.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le territoire trifluvien n'est pas occupé que par des entreprises industrielles, des commerces et des résidences. Le secteur agroforestier connaît une forte croissance et exploite près de 40 % du territoire de la ville. Afin de favoriser ce domaine économique, la Ville de Trois-Rivières a présenté plus tôt cette semaine son nouveau plan de développement de la zone agricole (PDZA).

La superficie du territoire agroforestier à de quoi surprendre dans une grande ville fortement urbanisée comme Trois-Rivières. Et c'est justement en raison de cette réalité que la Ville a décidé de se doter d'un plan de développement, lequel a été élaboré avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries, et de l'Alimentation (MAPAQ), l'Union des producteurs agricoles (UPA) et des organismes oeuvrant en agriculture et en foresterie. Annuellement, ce secteur engendre des retombées économiques de 8,1 millions $ à Trois-Rivières.

«Nous reconnaissons dans un premier temps avec ce plan que 40 % de notre territoire est agroforestier. Par la suite, nous voulons déterminer ce que nous pouvons faire avec tout ce territoire et comment nous pouvons le valoriser pour promouvoir son développement économique, social, alimentaire ou paysager», explique Marc-André Godin, urbaniste et coordonnateur à la gestion des programmes et des projets de développement à la Ville de Trois-Rivières. «Le PDZA comprend un portrait, mais aussi un diagnostic du territoire agricole.»

Cette volonté de valoriser le territoire contraste avec les habitudes du passé. Trop souvent, indique

M. Godin, les développements urbains des Villes, dont Trois-Rivières, grugeaient inévitablement les territoires agricoles et forestier. «Aujourd'hui, on a viré les choses de côté. On s'est dit que ce territoire présente un intérêt et un potentiel de développement agricole. Alors concentrons notre développement urbain à l'intérieur du périmètre urbain et accordons la priorité au développement agricole sur son territoire», poursuit Marc-André Godin. «Ça replace les pendules.»   

La relève et l'accompagnement, des enjeux importants dans plusieurs secteurs économiques dont l'agroalimentaire, sont des éléments importants du PDZA. De plus, ce plan laisse une place majeure à la commercialisation pour arrimer les activités des producteurs, les transformateurs et les restaurateurs. «À Trois-Rivières, nous avons la chance d'avoir un territoire urbain relativement dense et une ceinture verte en périphérie», note M. Godin. 

Présent lors du lancement du PDZA à la microbrasserie le Temps du pinte du centre-ville de Trois-Rivières - un établissement qui croit en l'utilisation des produits locaux - le maire de Trois-Rivières affirme que 56 entreprises du domaine agroforestier sont actives sur son territoire. «Je suis heureux de voir que depuis 2014, ce secteur est en constante augmentation à Trois-Rivières», affirme Yves Lévesque avant d'ajouter que l'événement de découverte agroalimentaire Les délices d'automne n'est certainement pas étranger à cette situation. «Cela représente un potentiel économique important. On veut maintenir ça. Nous avons des produits extraordinaires à Trois-Rivières, nous devons les mettre de l'avant.» 

Plusieurs producteurs étaient d'ailleurs présents au lancement du PDZA de Trois-Rivières. Parmi ceux-ci on retrouvait Raphaëlle Julien-Caron, copropriétaire de Miel des 3 Rivières, une entreprise qui se spécialise dans la production des produits de la ruche en milieu urbain ainsi que de petits fruits. Elle voit d'un très bon oeil l'adoption du PDZA. Des restaurateurs et des brasseurs utilisent déjà leur miel, mais le PDZA devrait faire augmenter la demande. «Ça crée un lien entre la campagne et la ville. Trois-Rivières a vraiment une belle situation agricole, la ville est entourée d'agriculture. Et c'est ici que nous vendons la majorité de nos produit», explique la productrice. «Les consommateurs veulent acheter des produits locaux. Le PDZA va offrir le résautage entre nous et les restaurateurs pour répondre à cette demande.»   

L'élaboration du PDAZ a coûté 35 000 $. Ces frais sont partagés équitablement pas la Ville et Québec.

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