La consommation de café a doublé en 20 ans

La consommation de café augmente dans le monde et a quasiment doublé au cours... (123rf)

Agrandir

123rf

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

La consommation de café augmente dans le monde et a quasiment doublé au cours des 20 dernières années, se félicite le directeur de l'Organisation internationale du café (OIC), Robeiro Oliveira, dans un entretien avec l'AFP.

«Jamais on n'a consommé autant de café dans le monde qu'au cours des 20 dernières années où le taux d'augmentation a quasiment doublé», souligne M. Oliveira à l'occasion du 8e salon du café ExpoEspeciales, qui s'est ouvert jeudi à Bogotã.

Le directeur de l'OIC se montre optimiste, en dépit d'un panorama plutôt sombre pour les producteurs du fait de fortes pluies au Brésil (premier producteur mondial), de la sécheresse en Colombie et de la maladie de la rouille qui touche les plantations en Amérique centrale.

L'augmentation de la consommation aura éventuellement un effet sur les prix, notamment sous la pression de la demande de pays nouveaux comme la Chine et la Russie qui jusqu'à présent n'étaient pas de grands acheteurs de café.

«Le secteur va être plutôt dynamique à l'échelle de l'économie mondiale», assure M. Oliveira.

Une question de goût

«La consommation mondiale de café continue à augmenter et c'est dû tant à la croissance de la population qu'à une question de goût», ajoute M. Oliveira, qui prévoit «une hausse de 25 millions de sacs (60 kg par sac) pour les 10 années à venir ».

Le directeur de l'OIC, organisation intergouvernementale qui regroupe exportateurs et importateurs, ne s'aventure toutefois pas à faire des prévisions sur la production, «liée aux conditions auxquelles seront confrontés les agriculteurs».

Tandis qu'au Brésil l'excès de pluie fait craindre des dégâts, les planteurs de Colombie redoutent une hausse des coûts et une propagation de maladies du fait du manque d'eau.

Le phénomène El Niño, qui se traduit par un réchauffement des eaux de l'océan Pacifique équatorial et peut provoquer de fortes précipitations dans certaines régions et des sécheresses dans d'autres, est aggravé par le changement climatique et affecte fortement les cultures de café.

Prix en baisse et moins de café

Selon le dernier rapport de l'OIC, la saison 2014-2015 s'est cependant terminée avec les prix les plus bas des 20 derniers mois, «du fait de la faiblesse du réal brésilien et du peso colombien», les deux monnaies les plus dévaluées d'Amérique latine cette année.

En septembre, le café se négociait à 1544 $US la tonne à Londres et à 116 cents US la livre à New York, cours les plus bas depuis un an et demi.

Le directeur de l'OIC espère que «le marché réagisse et comprenne qu'il y a peu de café en ce moment» en raison des mauvaises conditions climatiques.

Les pays membres de l'OIC représentent 95 % de la production et 83 % de la consommation mondiales de café, selon le site internet de l'organisation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer