L'UQTR fait de nouvelles analyses de pyrrhotite

Avec le CAPS, le pavillon de la Santé... (Photo: Émilie O'Connor)

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Avec le CAPS, le pavillon de la Santé est un des édifices de l'UQTR contenant de la pyrrhotite.

Photo: Émilie O'Connor

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'Université du Québec à Trois-Rivières a commandé de nouvelles analyses au Centre d'activité physique et sportive ainsi qu'au pavillon de la Santé où avait été détectée de la pyrrhotite en 2013.

Au terme d'un appel d'offres sur invitation, l'UQTR a retenu les services des laboratoires SM afin de prélever un plus grand nombre d'échantillons de béton dans les deux édifices dans le but d'obtenir une cartographie plus claire de la présence de cette pierre délétère. «Les échantillons qui avaient été pris (en 2013) étaient vraiment sommaires. Ce n'était pas à l'ensemble du bâtiment. Quand je suis arrivé en poste, on a décidé de s'arrimer avec la procédure qui a été établie dans le méga-procès sur la pyrrhotite», explique le directeur des équipements, Luc Biron.

Les résultats seront connus «d'ici quelques semaines», dit-il.

À l'occasion d'un témoignage devant la Commission des relations du travail, l'ex-directeur de équipements de l'UQTR, Alain Fournier, affirmait qu'il avait avisé le vice-rectorat aux finances de l'urgence d'intervenir au Centre d'activité physique et sportive (CAPS) pour des «raisons de sécurité publique».

Selon le témoignage de M. Fournier, il faudrait agir à court terme dans l'édifice du CAPS, soit en 2015 et 2016. Les investissements nécessaires sont de l'ordre de 6 millions $ selon lui.

Questionné à ce sujet, le nouveau directeur des équipements assure au contraire que «présentement, il y a absence de risques à court et moyen termes pour les usagers. On parle d'une dalle sur sol», fait-il valoir.

Le bâtiment, dit-il, est «une structure d'acier, des colonnes d'acier avec un toit en acier qui reposent sur une dalle sur sol avec une fondation», dit-il.

«On remarque un gonflement en-dessous de la membrane caoutchoutée», dit-il.

M. Fournier avait indiqué que la première analyse confiée à la firme LVM afin de connaître l'état du nouveau pavillon de la Santé et du CAPS révélait que le CAPS est le plus affecté avec un taux de sulfure de 0,61 % comparativement à 0,23 $ pour le pavillon de la Santé. Rappelons que le juge Richard avait fixé, dans son jugement sur la pyrrhotite, à 0,23 % le taux à partir duquel les victimes peuvent être dédommagées.

Luc Biron indique que la présence de pyrrhotite a été détectée dans l'agrandissement du CAPS «au niveau des gymnases.» Le nombre supplémentaire de prélèvements est dû au fait que lors de la construction, «il n'y a pas eu juste une coulée et il peut y avoir plusieurs fournisseurs de béton. Est-ce que seulement les planchers sont atteints? Les murs de fondation? Juste la moitié? On veut s'assurer d'avoir un rapport complet», dit-il.

M. Biron indique qu'il lui est difficile de commenter le chiffre de 6 millions $ mentionné par M. Fournier pour réparer l'édifice parce qu'il ignore sur quoi ce dernier s'était basé. «Je ne sais pas quelle avenue il avait envisagée. Était-ce refaire la bâtisse? Des travaux temporaires? On met à terre et on recommence?»

Pour l'instant, la région attend avec impatience le résultat de l'appel logé par SNC-Lavalin dans ce dossier.

À la Ville de Trois-Rivières, où de la pyrrhotite a été trouvée dans une dizaine d'édifices, on continue d'observer les ouvrages de béton en cas de dégradation et on se garde toujours le droit de poursuivre, indique le responsable des communications, Yvan Toutant.

Même chose du côté du ministère des Transports du Québec où les ouvrages de béton, dont le pont qui mène au centre-ville de Louiseville, sont toujours en observation et ne présentent pas de détérioration, indique le porte-parole, Jean Lamarche. Là aussi, on se garde une porte ouverte à d'éventuelles poursuites s'il devait y avoir dégradation.

Du côté de la Coopérative ambulancière de la Mauricie, les fissures sont bien visibles, mais le bâtiment ne présente pas encore de dangers imminents, indique le directeur, Jacques Duhamel, qui attend lui aussi les résultats de l'appel pour reconstruire le bâtiment. La CAM avait obtenu 6 millions $ de la Cour supérieure, mais n'y aura pas accès avant que l'appel soit jugé.

La Société québécoise des infrastructures, qui surveille entre autres l'état de l'agrandissement du palais de justice de Trois-Rivières n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue, même chose du côté du CIUSS de l'Énergie qui est aux prises avec la pyrrhotite au Centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie.

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