Prémices à la Marche mondiale des femmes

Le centre des femmes l'Héritage de Louiseville, ont... (Photo: Olivier Croteau)

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Le centre des femmes l'Héritage de Louiseville, ont installé des tricots-graffitis le long du parcours qu'emprunteront les marcheurs dans le cadre de la Marche mondiale des femmes.

Photo: Olivier Croteau

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(Trois-Rivières) Coup d'envoi à la Marche mondiale des femmes samedi, la CSN interpelle les ministres de la Condition féminine des deux paliers gouvernementaux et les conjure à s'engager concrètement dans la protection des droits des femmes. Parallèlement, 52 tricots-graffitis ont été installés, hier, le long du parcours qu'emprunteront les marcheurs.

«C'est complètement surréaliste», s'exclame la vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève. «Je suis dans le mouvement féministe depuis 15 ans et je n'ai jamais vu une telle apathie de la part de ministres de la condition féminine. Elles ont pourtant la responsabilité de représenter et de défendre la moitié de la population. Alors, je me pose la question: où sont-elles?»

Mme De Sève mentionne que depuis 2011, Plus de 25 000 postes de la fonction publique ont été abolis. Or, les femmes composent plus de la moitié de cette main-d'oeuvre (55 %) et occupent 84 % des postes de l'administration.

«Les deux ministres [Stéphanie Vallée au Québec et Kellie Leitch à Ottawa] sont restées de glace face à la masse des compressions qui s'abattent sur les femmes. La Marche mondiale des femmes est une excellente occasion pour elles de sortir de leur torpeur et de se rattraper», conclut Mme De Sève.

Tricoter pour revendiquer

Les centres de femmes de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont installé, hier, et ce avec l'autorisation de la Ville de Trois-Rivières, 52 tricots-graffitis le long du trajet qu'emprunteront les marcheurs lors de la Marche mondiale des femmes samedi. Mis bout à bout, ces tricots totalisent 200 mètres de longueur, autant de mètres réalisés par des milliers de femmes des quatre coins du Québec. «Cette création collective représente l'importance du tissu social, la force tirée de la diversité des vécus, le fait que les centres de femmes tissent des solidarités et se mettent en action pour l'émancipation individuelle et collective», explique Linda Provençal, représentante de l'organisme L'R région Mauricie-Centre-du-Québec.

Une dizaine de ces oeuvres éphémères seront sélectionnées par le Musée québécois de culture populaire pour être exposées pendant au moins trois mois.

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