Des victimes de la pyrrhotite souhaitaient rencontrer Stephen Harper

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Stephen Harper a pris la parole devant plus de 200 personnes jeudi matin en présence des candidats Dominic Therrien (Trois-Rivières), Jacques Grenier (Saint-Maurice-Champlain) et Yves Laberge (Bécancour-Nicolet-Saurel).

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je ne comprends pas qu'un gouvernement laisse tomber ses citoyens. On paie de l'impôt, mais on est incapable d'avoir de l'aide. C'est bien beau dire que ça relève du provincial, mais il pourrait quand même nous aider. Le monde est dans la misère.»

La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite,... (Photo: François Gervais) - image 3.0

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La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Alain Gélinas et Steeve Guy en tête, ont manifesté jeudi matin à l'hôtel Urbania, lieu d'un rassemblement conservateur.

Photo: François Gervais

Alain Gélinas n'avait pas beaucoup d'espoir de rencontrer Stephen Harper, jeudi, à la deuxième visite du chef conservateur dans les terres du candidat Dominic Therrien. Le président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite aurait évidemment apprécié pouvoir discuter avec le premier ministre sortant, question de mettre le Parti conservateur «au courant du problème».

«La première fois qu'il est venu, M. Harper a dit qu'il y avait des belles choses en Mauricie. Il n'y a pas que des belles choses. Il n'a jamais prononcé le mot: pyrrhotite! Il pourrait avoir une pensée pour les victimes», continue M. Gélinas, qui s'explique mal comment un gouvernement puisse venir en aide à des étrangers lors de missions humanitaires sans soutenir ses propres citoyens.

Munis de pancartes dénonçant l'absence d'aide du fédéral, les manifestants ont dû quitter l'entrée de l'hôtel Urbania. Les forces de l'ordre les ont déplacés un peu plus loin dans le stationnement. Ils n'ont pas rencontré Stephen Harper.

Cette deuxième visite en sol trifluvien du chef pouvait laisser espérer une ouverture de la part du Parti conservateur concernant cette difficile situation. Rien de bien nouveau n'a été annoncé.

«Pour cette situation, c'est clairement une compétence de la province. Évidemment, nous sommes très préoccupés avec les difficultés que ça a créées pour des familles dans cette région. C'est mon avis que Dominic Therrien, comme avocat et homme d'affaires, est la personnes idéale pour gérer ce dossier à Ottawa», a déclaré M. Harper devant plus de 200 bruyants partisans entassés dans une petite salle de l'hôtel Urbania.

Le chef conservateur a ainsi maintenu la ligne de parti exprimée depuis le début de la campagne électorale. Cette position des conservateurs n'impressionne guère la coalition.

«Le candidat conservateur dit qu'il va travailler le dossier. Mais en voyant la fermeture de M. Harper, on voit mal comment le candidat de Trois-Rivières va changer la ligne directrice», ajoute Steeve Guy, le coordonnateur de la coalition, également présent à la manifestation.

M. Guy aurait souhaité avoir plus de gens à la manifestation. Il reconnaît que l'exercice était difficile à tenir en plein jour de semaine.

«On s'entend que de demander à des gens, qui payent une hypothèque en double, de prendre congé un jeudi pour aller voir un gouvernement qui n'est pas à leur écoute... M. Harper nous ignore, il n'a pas d'engagement.»

Le retour de la caisse enregistreuse

Le deuxième passage de Stephen Harper a donné lieu à une reprise du scénario imaginé par les stratèges conservateurs afin de décrier le plan économique du Parti libéral du Canada. Comme il l'a fait à au moins deux reprises dans des circonscriptions ontariennes depuis le début de la semaine, M. Harper a invité un père de famille à simuler la remise de son argent au gouvernement, conséquence des hausses d'impôts, des dépenses élevées et des déficits découlant du plan libéral, le tout décoré du son d'une vieille caisse enregistreuse.

«Avec les libéraux, c'est moins d'argent pour vous, et plus d'argent pour le gouvernement. Avec la plateforme du Parti conservateur, l'argent reste pour les familles. Nous sommes le parti de la sécurité financière et de la prospérité. C'est ce qui sera dans la balance, lundi. Le Parti libéral et le NPD, c'est l'inconnu. La stabilité, c'est le Parti conservateur», déclare M. Harper, faisant référence au plan conservateur prévoyant une baisse d'impôt pour les PME, des budgets équilibrés et la création de 1,3 million d'emplois d'ici 2020.

M. Harper n'a pas manqué d'écorcher l'éthique du PLC, faisant écho à la récente démission de Dan Gagnier, un coprésident de la campagne de Justin Trudeau après qu'il eut envoyé un courriel à des employés de TransCanada Énergie. M. Gagnier les conseille sur la meilleure tactique à prendre pour vendre leur salade auprès du futur gouvernement.

«Je crois que la culture du Parti libéral n'a pas changé. Cette culture ne va jamais changer», a déclaré Stephen Harper, avant de prendre congé des journalistes pour aller enregistrer l'émission En mode Salvail dans une salle voisine.

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