Mission accomplie et... mariage en vue pour Carl Boulianne

Carl Boulianne a complété le Jungle Marathon du...

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Carl Boulianne a complété le Jungle Marathon du Brésil, samedi. Il a franchi le fil d'arrivée en demandant sa conjointe en mariage!

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En franchissant le fil d'arrivée du Jungle Marathon du Brésil, samedi, Carl Boulianne avait une demande spéciale à formuler. Un bon steak pour sustenter son appétit rationné depuis sept jours? Un massage réparateur pour ses muscles endoloris? Non. Le pompier shawiniganais a exhibé un carton sur lequel il était inscrit: «Marie-Claude, veux-tu m'épouser?».

Oui, Carl Boulianne a pu ajouter samedi le Jungle Marathon à sa liste d'exploits et oui, Marie-Claude Brûlé a accepté sa demande en mariage!

Le directeur adjoint du Service de sécurité incendie de la Ville de Shawinigan a réussi à parcourir 254 km en autosuffisance dans la jungle amazonienne en sept jours. Habitué aux défis, le père de quatre enfants a complété le parcours de six étapes en 88 heures et 35 minutes, du 4 au 10 octobre.

Cette performance l'a positionné au 26e rang sur 35 participants dans la catégorie masculine. Après une journée d'attente à l'hôtel à soigner ses ampoules, M. Boulianne était sur le chemin du retour mardi et devrait rentrer à Shawinigan mercredi soir.

Le pompier avait déjà couru 234 km dans le désert du Sahara, il y a deux ans, aussi en mode autosuffisante. Pour le défi dans la jungle amazonienne, les participants devaient rassembler dans un sac un maximum de 22 livres de matériel devant assurer leur survie pendant les sept jours de l'expédition. Seulement l'eau était fournie par l'organisation. Sinon, la nourriture, les vêtements, le matériel de premiers soins et autres ustensiles et outils devaient être portés par les intrépides marathoniens.

Et qui dit jungle dit forêt dense, terrain accidenté, marécages sombres, faune exotique et chaleur accablante! À la quatrième étape, il écrivait sur sa page Facebook: «Aujourd'hui, 42,2 km, la même distance qu'un marathon mais rien d'autre qui y ressemble. Une descente d'une petite rivière pendant 400 m. Je marchais dans le fond au début mais il y avait tellement de troncs d'arbres qui cognaient mes jambes, que j'ai préféré nager.»

Loin des circuits de marathons traditionnels asphaltés où les seuls animaux aperçus sont la plupart du temps des oiseaux, Carl Boulianne décrit ainsi un autre moment de cette quatrième étape: «Ensuite, c'était la traversée du marécage, une swamp. Honnêtement, ça m'a pris un peu de courage pour descendre le premier pied dans cette swamp. Certains ont vu des serpents anaconda! Moi j'ai vu un sanglier en ressortant du marécage.»

La gestion de la nourriture, de l'eau et du repos comptait parmi les priorités que Carl Boulianne a dû ne jamais négliger pour progresser dans son défi. La gestion de la chaleur était aussi primordiale pour éviter les malaises.

«C'est en faisant ce genre de course qu'on se rapproche tout doucement de l'âme, je crois. On va puiser dans une volonté que l'on n'a pas l'habitude de solliciter. J'y suis allé un peu. La question n'est pas si je vais finir, mais quand et dans quel état!», a-t-il écrit au terme de cette journée-là. Le lendemain, il entreprenait une étape qu'il allait séparer en deux en dormant dans la jungle. L'aventurier n'a pas donné de nouvelles publiques avant la fin de l'épopée. Il avait bel et bien complété la mission. Reste maintenant à planifier un mariage!

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