Festival de la galette de sarrasin de louiseville

Un bilan mi-figue mi-raisin pour le Festival de la galette

Les pompiers de Louiseville ont estimé la foule... (Photo: Andréanne Lemire)

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Les pompiers de Louiseville ont estimé la foule à 60 000 personnes, dimanche, lors de la grande parade venue clore la 37e édition du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville.

Photo: Andréanne Lemire

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(Louiseville) Il y avait foule au pays du sarrasin, dimanche. Près de 60 000 personnes réunies tant sur l'avenue Saint-Laurent que dans les rues adjacentes pour voir défiler la grande parade, événement phare qui a fermé les livres de cette 37e édition. Pour le président Yvon Picotte, c'était le dernier défilé. La fin d'un règne qui aura permis de consolider les bases de cet incontournable événement régional.

À bord d'une Mustang rouge écarlate, le maire... (Photo: Andréanne Lemire) - image 1.0

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À bord d'une Mustang rouge écarlate, le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, avait bonne figure, lors de la parade, dans son costume d'apparat.

Photo: Andréanne Lemire

Noire de monde, donc, l'avenue Saint-Laurent dimanche. Et les prières offertes à sainte Claire auront porté leurs fruits puisque la pluie, comme par magie, a cessé juste à temps pour sécher l'asphalte foulée par les chevaux, chars et automobiles d'une autre époque. En tête de file: le président sortant, à bord d'une Plymouth bleu royal 1968, suivi de près par le maire Yvon Deshaies, en costume d'apparat, assis à l'arrière d'une Mustang décapotable rouge écarlate.

De part et d'autre de l'avenue Saint-Laurent, des festivaliers cordés comme des bûches, mangeant tantôt une célèbre galette roulée, tantôt un panier de chips Dalton. Également, des dizaines de commerces ambulants proposant deux essuie-glaces pour le prix d'un, du parfum à 50 % de rabais, des bottes de cuir, des pantoufles tricotées à la main, des sacoches à ne plus savoir quoi en faire, le tout agrémenté d'une odeur de friture et des appels répétitifs lancés par un jeune vendeur de barbe à papa itinérant. Une atmosphère de fête, en somme, une foule disciplinée qui attendait patiemment le début de la parade, à 14 h.

Dernier bilan

Pour Yvon Picotte, la pluie et la température automnale auront découragé certaines personnes à se déplacer jusqu'à Louiseville. Malgré tout, le désormais ex-président de l'événement dresse un bilan, un dernier, tout de même satisfaisant de cette 37e édition. Un festival de rue, avoue-t-il, est à la merci de Dame Nature. Même si celle-ci s'est montrée clémente, ce n'est pas, de l'avis de M. Picotte, le «meilleur bilan» des dernières années.

«Ce n'est pas le meilleur bilan de mes quinze ans, dans le sens où il a fait un petit peu froid, dans le sens où il y a eu un peu de mauvais temps. Vendredi dernier, ça été une journée perdue pour ceux qui exposaient en ville. Aujourd'hui [dimanche] c'est un bon succès, mais ce n'est pas le meilleur des succès à cause, justement, de la température.

M. Picotte quitte ainsi le navire du Festival sans nostalgie, sans amertume, plutôt fier des réalisations qu'il a accomplies. L'homme fort du sarrasin est convaincu que l'événement repose désormais sur de solides assises et que son successeur aura les coudées franches pour continuer à faire grandir ce rendez-vous populaire.

«J'ai mis le Festival sur des bonnes bases. Au point de vue monétaire, le Festival n'est pas en danger. Au point de vue relations publiques non plus. Depuis quinze ans, on a rajouté un paquet de choses comme la Place Canadel, qui peut recevoir jusqu'à 3000 personnes debout. C'est un équipement qui va durer et qui nous permet de se retourner lorsqu'il pleut», remarque M. Picotte, énumérant les autres fruits de son règne, comme l'aménagement d'un vaste site pouvant recevoir près de 200 véhicules motorisés. L'an prochain, ce même terrain sera éclairé et permettra aux festivaliers de demeurer à Louiseville tout au long du Festival, du moins l'espère-t-on.

«Quand je suis arrivé il y a quinze ans, j'avais deux choix: garder ça petit ou développer. Moi, j'ai toujours préféré développer, pour notre milieu, pour l'économie de notre milieu. Je ne regrette pas de l'avoir fait comme ça», note-t-il.

M. Picotte n'a qu'un seul conseil à offrir comme cadeau d'adieu à son successeur: miser sur la relève. «Il faut aller chercher de la jeunesse, parce que ça en prend pour tous les goûts. Mais surtout, il faut s'entourer de gens qui ont du temps à donner», dit-il en guise d'épilogue.

Sécurité visible sur le site

À l'instar du Festival western de Saint-Tite, l'organisation du Festival de la galette de Louiseville s'inquiétait de possibles débordements, bagarres et autres rixes. Réunir 100 000 personnes simultanément en ajoutant une bonne lampée d'alcool peut parfois mettre le feu aux poudres. Si la Sûreté du Québec s'est montrée très visible durant les festivités, les pompiers de Louiseville et une poignée de bénévoles avaient également été mis à contribution. Une formule gagnante, car aucun fait divers louisevillois n'a noirci les pages des journaux entre le 2 et le 11 octobre.

Dimanche, quinze pompiers et une dizaine de bénévoles montaient justement la garde lors de la parade. «Ç'a bien été. Au début on a eu des peurs à cause de Saint-Tite, mais on n'a rien eu. C'est sûr qu'il y a toujours des petites engueulades à cause de la boisson, du caribou, mais en général ç'a bien été. Il y a eu des petites affaires, mais avec le monde qu'il y a ici, c'est bien normal. C'est dur, contrôler ça. On peut perdre le contrôle c'est pas long», précise le pompier Yvon Gagnon, en faction sur le parvis de l'hôtel de ville.

Nouvelle reine meunière

Le 37e Festival de la galette de sarrasin de Louiseville a célébré l'arrivée d'une nouvelle reine meunière. Il s'agit de Mélanie St-Pierre. Pour sa part, Cynthia Gerbeau est la nouvelle miss Personnalité.

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