Suspension des Chevaliers de Colomb: Tremblay déplore la diversion

Jean-Yves Tremblay... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean-Yves Tremblay

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Jean-Yves Tremblay a finalement dû répondre aux questions portant sur sa suspension de trois mois du local 1209 des Chevaliers de Colomb de Grand-Mère, lors d'un point de presse vendredi matin. S'il n'a pas voulu entrer dans les détails des événements qui ont conduit à cette décision, le candidat néo-démocrate déplore cette sortie publique orchestrée par une faction de l'organisation, selon lui.

Rappelons que depuis le 1er août, M. Tremblay est suspendu des Chevaliers de Colomb pour une période de 90 jours, pour insubordination. Il est également soupçonné de faire partie d'un petit groupe qui souhaite prendre le contrôle du local de la 5e Rue, dans le secteur Grand-Mère, à l'insu du comité de direction. Trois autres membres ont subi la même sanction et ils seront tous convoqués individuellement devant un comité spécial à la fin du mois.

«Je n'ai aucun intérêt à discuter là-dessus», commente M. Tremblay. «Ma suspension va se terminer à la fin du mois et on verra. Je trouve que c'est de la petite politique de faire sortir ça pendant la campagne électorale. Certains veulent se faire du capital politique. Les gens qui sont avec moi dans l'organisation sont vraiment déçus de voir la position qui a été prise par certains Chevaliers. Et ce ne sont pas tous les Chevaliers de Colomb.»

Bien connu à Shawinigan puisqu'il siège comme conseiller municipal depuis une trentaine d'années, Jean-Yves Tremblay assure qu'il ne manigance pas pour saborder le local 1209.

«Si j'avais travaillé à la destruction depuis 1977, ça fait longtemps qu'ils m'auraient jeté dehors. Ce n'est pas en 2015 qu'ils vont s'apercevoir que j'ai mal agi. J'ai eu des postes très importants chez les Chevaliers de Colomb.»

«J'ai toujours été honnête», ajoute-t-il. «On verra après les élections. Présentement, je suis en campagne électorale pour défendre les intérêts des gens de chez nous. Je ne veux pas mélanger les deux choses. On réglera les autres problèmes après. Pour moi, ce n'est même pas un problème.»

M. Tremblay reconnaît que cette controverse sied mal aux valeurs de fraternité des Chevaliers de Colomb. «C'est très dommageable de voir certaines personnes s'embarquer là-dedans», déplore-t-il. «Je suis un candidat NPD responsable. À la Ville, j'ai toujours été responsable de mes actions depuis 30 ans. Mes confrères qui ont été délogés en même temps que moi trouvent ça honteux. Les gens me téléphonent, dont des Chevaliers de Colomb qui n'ont pas été congédiés, et ils trouvent ça aberrant que des gens essaient de se faire du capital politique à l'interne.»

Robert Aubin, lieutenant québécois pour le NPD, avoue qu'il n'était pas au courant de cette suspension lors de l'assemblée d'investiture dans Saint-Maurice - Champlain, le 26 août. M. Tremblay avait alors été choisi par les militants parmi cinq candidats.

«Je ne suis pas au courant du mode de fonctionnement des Chevaliers de Colomb», explique M. Aubin. «Je connais les grandes valeurs que prône le mouvement et je comprends encore moins ce déchirement sur la place publique. Il me semble que ça ne rencontre pas la philosophie du mouvement, bien que je sois un néophyte en terme de règles chez les Chevaliers de Colomb.»

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