Les propriétaires de chalets sont inquiets

Les propriétaires de chalet sont mécontents.... (Archives Le Nouvelliste)

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Les propriétaires de chalet sont mécontents.

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(Collaboration spéciale) Les propriétaires de chalet installés sur les terres publiques du Québec sont mécontents d'un bout à l'autre de la province. Une pétition lancée sur le site de l'Assemblée nationale a été signée par près de 5000 personnes.

Dans certaines régions, il y aura une importante hausse des loyers des baux de villégiature. Ces augmentations prévues par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles épargneront toutefois une bonne partie du Haut Saint-Maurice.

On soutient dans la pétition que les terres publiques du Québec appartiennent à l'ensemble des citoyens, que l'occupation du territoire public du Québec contribue à l'essor des régions et que l'accessibilité du territoire public permet la pratique d'activités économiques rentables pour les communautés, comme la chasse et la pêche.

Les propriétaires de baux de villégiature estiment que la hausse des tarifs de location compromet l'accessibilité des terres publiques aux citoyens du Québec. Ils demandent au gouvernement du Québec d'annuler les augmentations, dévoilées dans la Gazette officielle du Québec, pour les propriétaires présents sur les terres publiques du Québec. 

Les baux de villégiature sont nombreux en Haute-Mauricie. Ces derniers seront en grande partie épargnés par ces augmentations qui découlent de la nouvelle formule de référence, même que la majorité verra une diminution du prix. Il faut dire qu'en 2011, ils avaient dû encaisser une hausse salée de 240 % des prix. 

Dans la Ville de La Tuque, on dénombre 4085 baux de villégiature actifs. Plus de 2800 locataires, qui ont pour pôle d'attraction La Tuque, verront une diminution de leur facture. Prenons par exemple quelqu'un qui est à moins de 30 km de la Ville de La Tuque, sa facture passera de 1020 $ à 785 $ pour les cinq prochaines années. 

«Le loyer est établi en fonction du pôle d'attraction urbain, donc la ville la plus proche. Pour un même secteur de la ville de La Tuque, le réservoir Gouin par exemple, il existe trois types de loyers pour une même sorte de bail, sur le même plan d'eau. D'un côté on s'approche de Senneterre, l'autre Chibougamau et le dernier de Saint-Félicien», a expliqué Justin Proulx, directeur aménagement et développement du territoire de Ville de La Tuque.

C'est pour cette raison d'ailleurs que certains propriétaires de la Haute-Mauricie n'échapperont pas à cette hausse. 

Dans le reste de la région, ce sont les baux de villégiature ayant la municipalité de Saint-Thècle comme pôle d'attraction qui seront les plus touchés.

En 2019, les locataires paieront un peu plus du double du prix de 2015. Quant à la municipalité de Saint-Alexis-des-Monts, une légère augmentation est prévue en 2015, mais le prix sera stable jusqu'en 2019.

Les locataires de terres publiques sont aux aguets. Ceux qui ne sont pas affectés par la hausse ont peur de l'être doublement la prochaine fois.

«En 2004, on payait aux alentours de 220 $ et là en 2015, on est rendu à 700 $. Ça devient difficile à supporter», soutient André Lavoie, propriétaire d'un chalet en Haute-Mauricie. «Ils ont tout fait ça en catimini en plus. Ils veulent chasser le monde de la forêt, ce sont ceux qui ont les moyens financiers qui vont pouvoir en profiter», ajoute-t-il.

Pour ce propriétaire, ce n'est nul autre qu'une taxe déguisée, tout ça en plus de toutes les augmentations de permis pour les activités de chasse et de pêche.

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