Facture envoyée à la Coupe d'Art: Roger Picard sort de son mutisme

L'ancien responsable de la Coupe d'Art, Roger Picard... (François Gervais)

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L'ancien responsable de la Coupe d'Art, Roger Picard

François Gervais

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(Trois-Rivières) Le fondateur de la Coupe d'Art, Roger Picard, sort de son mutisme. Il affirme que l'organisation de cette défunte compétition de danse a toujours payé ses factures et qu'elle avait des ententes avec l'ancienne Ville de Cap-de-la-Madeleine puis la nouvelle Ville de Trois-Rivières au sujet de la location de l'aréna Jean-Guy Talbot. Il conteste donc les 14 325 $ réclamés par la direction du Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) qui estime que la location de l'aréna n'a pas été payée.

«Durant 35 ans, le Cercle des tourbillons produisait la Coupe d'Art pour aider les jeunes. Ils avaient beaucoup de talent, mais pas beaucoup d'argent. Nous avons créé un événement pour qu'ils puissent se développer en danse. Nous avons engendré alors trois générations de danseurs», affirme d'emblée en entrevue Roger Picard, l'actuel président de la Corporation des événements de Trois-Rivières.

Pour monter un événement comme la Coupe d'Art, Roger Picard affirme qu'il devait avoir l'appui, notamment financier, de l'ancienne Ville de Cap-de-la-Madeleine. «L'objectif était de concrétiser une entente qui permettait de tenir une compétition d'envergure internationale. Il n'y avait que l'aréna qui pouvait nous accueillir. Et nous l'avons prouver avec la participation énorme que nous avons eu», explique-t-il.

«Évidemment, le coût de la location du plateau de l'aréna était minime. À la fusion, nous avons offert à la nouvelle Ville de transférer l'entente avec les mêmes avantages, comme tous les organismes qui reçoivent de l'aide de la Ville.»

Le coût de location de l'aréna était alors, selon les ententes évoquées par Roger Picard, de 1500 $ à 2200 $. «Ç'a toujours été comme ça. Tout le temps», soutient-il. «Je suis très fier de dire qu'en 35 ans, nous n'avons jamais fait de déficit. Nous n'avons jamais demandé à la Ville d'éponger des déficits», précise-t-il en ajoutant que l'organisation a toujours payé les factures.

Lorsque la gestion de l'aréna Jean-Guy Talbot a été transférée au CSAD en 2010, Roger Picard affirme que les mêmes ententes étaient reconduites avec sa direction. Elles consistaient, dit-il, à conserver les tarifs de location bas en plus d'offrir, une nouveauté, les revenus de bar, environ 2500 $, et de la commandite de bière, environ 800 $, au gestionnaire de l'aréna. Roger Picard affirme que le hasard aura voulu que son fils, Jean-François Picard, soit alors directeur général du CSAD.

«Nous avons convenu par entente verbale d'un échange avec le CSAD. [...] Et nous avons des preuves», soutient Roger Picard. «Les recettes de bar et la commandite payaient amplement les coûts de location de plateau.»

En aucun cas, ces coûts s'élevaient à 14 000 $, soutient l'ancien responsable de la Coupe d'Art. Ce montant est pour lui «une grande surprise». «Premièrement, il n'y avait pas de glace dans l'aréna. Quand tu loues à un organisme sans but lucratif, on ne peut pas avoir des prix liés à un plateau sportif», indique-t-il. «L'organisme aurait été en faillite si nous avions dû payer [14 000 $ par année]. Si j'avais su que le prix était si élevé, on aurait changé de place. Partout à travers la ville, le seul organisme qui payait son plateau, c'était la Coupe d'Art.»

Roger Picard avoue donc que l'organisation de la Coupe d'Art n'avait pas de factures pour la location de l'aréna, mais que les modalités étaient prévues dans l'entente verbale avec la direction du CSAD. «Nous avons toujours payé ce que nous devions payer», soutient-il en confiant qu'il aurait été préférable d'avoir une entente signée en bonne et due forme.

Il a été impossible de discuter hier avec l'ancien directeur général du CSAD, Jean-François Picard, car celui-ci est présentement à l'extérieur du pays. Roger Picard assure toutefois qu'il a toujours négocié avec «la direction du CSAD» et que celle-ci devait valider les ententes avec son conseil d'administration.

Rappelons qu'en juillet dernier, la nouvelle direction du CSAD a envoyé des factures totalisant près de 50 000 $ à des organismes et des individus qui auraient utilisés des plateaux sportifs sans payer. Roger Picard ne digère toutefois pas le moment choisi pour envoyer ces factures. Celui-ci était alors candidat à l'élection dans le district de Châteaudun pour élire le nouveau conseiller municipal. Les révélations concernant les factures impayées ont été rendues publiques quelques jours avant le scrutin qu'il a finalement perdu.

Quelques mois plus tard, Roger Picard n'accepte toujours pas cette situation. Il indique qu'il n'a pas dit son dernier mot.

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