Le père P.-Olivier Tremblay: un gars de projets

Le père Pierre-Olivier Tremblay, nouveau recteur du Sanctuaire...

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Le père Pierre-Olivier Tremblay, nouveau recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap aura un nouveau recteur à compter du1er février 2016. Le père oblat Pierre-Olivier Tremblay prendra la relève du père Yoland Ouellet qui, loin de quitter le Sanctuaire, pourra se consacrer entièrement à son travail de promotion du Sanctuaire et du Regroupement des Sanctuaires du Québec dès le 15 octobre, une tâche qui occupait déjà son horaire une semaine par mois.

Le père Tremblay, âgé de 44 ans, ordonné il y a 20 ans, est un des plus jeunes Missionnairesoblats de Marie Immaculée au Québec.

Originaire de Gatineau, il arrive à Trois-Rivières avec un doctorat en théologie pratique dans ses poches et un sens aiguisé de la communication. Ses études universitaires visaient à comprendre «comment améliorer nos pratiques, nos manières de faire, écouter ce qui se vit sur le terrain et ajuster le discoursen fonction du contexte et du milieu dans lequel on est», précise-t-il.

«Ce sont des préoccupations qui m'habitent: parler un langage accessible aux gens, rejoindre les préoccupations des gens», dit-il.

On ne choisit pas un recteur de sanctuaire en faisant un appel de candidatures dans les journaux, on le devinera. «Le processus est lié à la communauté qui le porte, c'est-à-dire les Missionnaires oblats qui ont la charge de cette oeuvre», explique-t-il. C'est donc le conseil provincial qui a fait le choix.

«C'est sûr que c'est un poste qui demande du leadership. On est dans une situation où, pour la société, la religion n'est plus ce qu'elle a déjà été. Il faut trouver une manière de communiquer, de parler aux gens d'aujourd'hui», dit-il.

Voilà une mission qui lui va comme un gant puisque le nouveau recteur est connu pour ses dons en communication. «J'aime prêcher et entrer en relation avec les gens. Le volet parole publique me plaît énormément», raconte-t-il.

Bien qu'il arrive de l'extérieur, le père Tremblay pourra compter sur la présence de sa soeur qui vit à Trois-Rivières. Il connaît bien le Sanctuaire aussi pour avoir travaillé à Cap Jeunesse pendant deux ans, à l'âge de 21 ans. «J'en garde tellement un beau souvenir», confie-t-il.

Pierre-Olivier Tremblay était prêtre en paroisse, d'abord à Chibougamau, puis curé de la paroisse universitaire Sacré-Coeur d'Ottawa. «Pendant quelques années, j'ai été à Québec aussi. Je travaillais avec les jeunes.

Avec les nombreux défis que présente la gestion du Sanctuaire «j'ai le vertige», confie-t-il en toute humilité.

«Je veux recentrer l'oeuvre sur sa pertinence dans le milieu. Je compte beaucoup travailler sur les liens avec nos partenaires d'église et dans le milieu. Les sanctuaires ont une raison d'être, même dans une société qui estmoins religieuse. Ça peut être un endroit pour toutes les personnes qui sont en recherche de sens», plaide-t-il.

«Le sanctuaire, sa première raison d'être est de créer un espace, un lieu qui nous ouvre à desquestions essentielles», explique-t-il.

Il y a quelques jours, le père Tremblay a rencontré sa nouvelle famille spirituelle trifluvienne. «J'arrive avec plein d'idées. Je suis un gars de projets, d'enthousiasme. Je n'arrive pas là pour faire ronronner une machine, mais je n'ai pas de programme tout fait», précise-t-il. Par-dessus tout, «je suis sensible à comment on parle aux familles et aux jeunes d'aujourd'hui et aux gens de la Mauricie. C'est un intérêt personnel que j'amène avec moi», précise-t-il.

Parmi ses projets, le père Tremblay veut voir comment «maximiser l'usage de nos lieux. L'entretien coûte cher. Peut-on travailler avec d'autres gens du milieu? Ici, à la paroisse Sacré-Coeur(Ottawa), on est proche de l'Université d'Ottawa alors on a loué des salles à l'Université d'Ottawa et ça fonctionne très bien», illustre-t-il.

«On va devoir travailler à consolider la base financière de l'oeuvre. Ça va demander beaucoup de travail», prévoit-il

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