Le colisée de retour au CSAD?

Le projet de colisée de 5000 places pourrait... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le projet de colisée de 5000 places pourrait peut-être se faire au Complexe sportif Alphonse-Desjardins.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet de colisée de 5000 places à Trois-Rivières pourrait-il revenir à la case départ et se réaliser finalement au Complexe sportif Alphonse-Desjardins comme il devait l'être à l'origine? Même si le maire Yves Lévesque affirme qu'il a toujours l'intention d'aller au District 55, le député de Champlain, Pierre Michel Auger, a récemment repris le collier, dans ce dossier, pour tenter de ramener le projet au CSAD, a appris Le Nouvelliste.

Le député a en effet rencontré à ce sujet le nouveau directeur du CSAD, David Labrecque «et il a aussi parlé au maire (Yves Lévesque) la semaine dernière», a confirmé au Nouvelliste l'attaché politique du député, Robert Martin. Un retour de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy est attendu à ce sujet avant de donner suite au dossier, ajoute-t-il.

Interrogé à ce sujet, mardi, le maire Lévesque a reconnu que «quelqu'un l'avait approché» et que «la nouvelle est fraîche». Par la suite, il a dit qu'il préférait ne rien sortir là-dessus pour l'instant pour finalement affirmer qu'il n'y a absolument rien de nouveau dans l'offre de la Commission scolaire et que la Ville s'enligne avec un projet au District 55. «Mais si la Commission scolaire nous arrive avec un projet alléchant, on va le considérer, mais actuellement, il n'y a rien sur la table», assure le maire.

«Quant à moi, le colisée aurait sa place au CSAD», estime le président du conseil d'administration du CSAD et commissaire scolaire, Claude Alarie.

La condition, dit-il, c'est que le projet soit à coût zéro pour la commission scolaire au niveau de la construction et des opérations.

Du côté d'un projet de colisée au District 55, «le dossier n'avance pas», fait remarquer Robert Martin. Mais Yves Lévesque affirme le contraire. Le conseil municipal «sera prêt à statuer dans quelques semaines», dit-il.

Yves Lévesque affirme que le projet du District 55 n'est pas mort. «Je m'en vais rencontrer quelqu'un à Gatineau, parce qu'ils ont le même projet que nous et on est en train de regarder une formule

d'OSBL. Je vais rencontrer les gens pour voir quelle formule ils sont en train de travailler et si ça s'applique chez nous», dit-il.

Québec n'est pas intéressé par le projet de partenariat public-privé qu'avait avancé le maire dans ce projet. «Je voulais un concept innovateur, mais alors on va le faire nous-mêmes, de la manière traditionnelle», réplique le maire.

«Avec les conditions que le CSAD nous a données la dernière fois, quand le projet est mort, il fallait que la Ville assume tous les risques et prenne le terrain. J'ai dit que la Ville n'était pas prête à le faire là si elle doit prendre tous les risques», réitère le maire.

Là-dessus, il appert que la Commission scolaire du Chemin-du-Roy n'a pas l'intention de se mettre la main dans le tordeur. «S'il faut sortir ne serait-ce que 5 $ des poches de la Commission scolaire pour un colisée, ça va être non, je peux vous le garantir», confirme Claude Alarie. «Mais si la construction et l'opération est à coût zéro, je ne vois pas pourquoi la Commission scolaire dirait non.

Aux dernières négociations, rappelle le maire, la Commission scolaire voulait offrir un bail emphytéotique à la Ville de Trois-Rivières. «Il n'y avait pas d'avantages pour nous au niveau d'un en-lieu de taxes. C'est pour ça qu'on a fermé le dossier», explique-t-il.

Le choix du District 55 plaît davantage à la Ville «parce qu'il y a plus d'achalandage» et parce que l'emplacement «est plus approprié pour ce type d'équipement-là», plaide Yves Lévesque.

«Si jamais la Commission scolaire décide de revoir les conditions de la première entente, on va les regarder, mais si la position de la Commission scolaire est la même, vous pouvez être sûr que c'est non parce qu'il n'y a pas d'avantage fiscal», dit-il.

L'argent du gouvernement du Québec est toujours disponible pour le projet, assure le maire, convaincu que le District 55 demeure la meilleure option.

Reste à savoir si le député Auger possède de nouveaux atouts dans son jeu pour relancer

l'intérêt, à défaut de quoi, il appert que le colisée ne fera pas partie du CSAD.

Un revirement de situation n'est toutefois pas impossible. Rappelons que le conseil municipal trifluvien avait longtemps tergiversé au sujet du choix de l'emplacement du futur colisée lorsque l'UQTR proposait de le construire sur son campus, ce qui aurait apporté un en-lieu de taxes intéressant à la Ville.

L'UQTR comptait sur ce projet pour créer un Centre régional académique et sportif. Non seulement le projet n'a-t-il pas eu l'assentiment de la communauté universitaire, mais le conseil d'administration avait fini par l'abandonner, du moins temporairement, à cause du contexte des compressions budgétaires importantes imposées aux universités par Québec.

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