Les femmes grandes perdantes en termes de logement

De gauche à droite: Marie-Lyne Lefebvre, militante, Gabrielle... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Marie-Lyne Lefebvre, militante, Gabrielle Couture, présidente du conseil d'administration du comité logement de Trois-Rivières, Diane Vermette, coordonnatrice et Joanne Blais, directrice de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les femmes sont les grandes perdantes en ce qui a trait aux dépenses qu'elles font pour leur logement en fonction de leurs revenus. Selon l'Enquête nationale sur les ménages 2011, le coût médian du loyer à Trois-Rivières est de 527 $ pour les hommes et leurs revenus médians sont de 29 884 $. Pour les femmes, les revenus médians sont de 24 200 $ et le coût médian du loyer est de 540 $.

Dans le contexte d'austérité du gouvernement Couillard, les organismes intéressés par cette situation à Trois-Rivières, soit le Comité logement Trois-Rivières et la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie, ont fait part de leurs inquiétudes, hier, au sujet de cette disparité et surtout face à la situation du logement social pour les personnes en situation de précarité, en particulier les femmes.

Diane Vermette du Comité logement Trois-Rivières, souligne en effet que les femmes qui bénéficient d'un logement social ont un revenu médian d'à peine 1000 $ par mois. Même si leur loyer ne leur coûte que 250 $ par mois, elles doivent avoir recours aux tablées populaires et ne peuvent acheter que les produits de base pour vivre. Il en reste peu pour les produits d'hygiène, les médicaments et les vêtements et à peu près aucun argent n'est disponible pour Internet, les sorties ou le sport, condamnant ainsi ces femmes à l'isolement.

«Ce n'est pas avec 1500 logements sociaux à l'échelle du Québec qu'on va être en mesure de faire face à toute l'ampleur et à toute l'urgence des problèmes de logements vécus par les femmes», estime Mme Vermette.

Cette dernière fait donc un lien entre la réalité du logement pour les femmes et la Marche mondiale des femmes qui appuie toute revendication qui vise à éliminer les causes de la pauvreté et de la violence envers les femmes. Le 17 octobre, l'action nationale de la Marche mondiale des femmes au Québec 2015 se tiendra au parc portuaire de Trois-Rivières. Quelque 10 000 personnes y sont attendues.

«Ce sont 17 régions du Québec qui s'en viennent ici pour dire non à la pauvreté et à la violence que vivent les femmes ici et ailleurs dans le monde», explique Joanne Blais de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie.

«On demande au gouvernement qu'il cesse de mettre en action l'application des mesures d'austérité actuelles, donc de vouloir couper dans le logement social», résume-t-elle.

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