Ras-le-bol généralisé

Gabrielle Messier, représentante de la Fédération des employés... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Gabrielle Messier, représentante de la Fédération des employés des services publics, Jean Paquette, représentant de la Fédération des professionnels, Claude Audy, représentant de la Fédération de la santé et des services sociaux, et Luc Vandal, représentant de la Fédération nationale des enseignants, ont indiqué vendredi que leurs membres sont majoritairement en faveur d'une grève.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La forte proportion des syndiqués du secteur public en Mauricie en faveur d'un mouvement de grève dénonçant la fermeture du gouvernement face à leurs revendications est la preuve d'un ras-le-bol généralisé, affirme la CSN. Et ce ras-le-bol se manifestera dès aujourd'hui avec plus de 800 travailleurs de la fonction publique de la région qui seront à Montréal afin de participer à la grande manifestation du Front commun des services publics et parapublics.

Les représentants syndicaux de plusieurs milliers de syndiqués (préposés aux bénéficiaires, ergothérapeutes, psychologues, techniciennes de service de garde, enseignants) ont dévoilé hier le résultat des votes à un mandat de grève légale de six jours. L'appui en Mauricie et au Centre-du-Québec amassé par ces fédérations affiliées à la CSN varie de 78 % à 89 %.

«Le résultat ne fait aucun doute sur la détermination des gens. Voter pour un mandat de grève est lourd de conséquence, mais on est rendu là», résume Gabrielle Messier, représentante de la Fédération des employés des services publics.

Dans le secteur de la santé, la création des centres intégrés est vertement dénoncée par les instances syndicales. Les demandes gouvernementales en matière de mobilité entraînent la contestation, étant donné la taille d'une région comme celle de la Mauricie et du Centre-du-Québec, de même que la diminution des effectifs.

Le secteur de l'éducation est tout aussi critique envers la volonté du gouvernement. Le gel salarial ne passe pas, au même titre que la réduction du personnel responsable d'encadrer les élèves présentant différents problèmes.

«La Fédération nationale des enseignants, c'est 46 associations et le mandat de grève a été voté en moyenne à 85 %. Les 14 autres syndicats, membres de la CSQ, ont voté à 85 % en faveur de la grève. Tous les syndicats sont pour la grève. On n'a jamais vu ça», indique Luc Vandal, de la Fédération nationale des enseignants.

Selon la CSN, il y a 22 500 travailleurs de la fonction publique dans la région. Leur salaire moyen est de 33 200 $. Le fait que la fonction publique représente 30 % du produit intérieur brut au Québec prouve que la position du gouvernement s'attaque à la classe moyenne. «Le gouvernement ment en utilisant la taille de la dette comme épouvantail. Mais l'austérité est un choix politique qui tue l'économie, affirme Paul Lavergne, président du Conseil central du Coeur du Québec de la CSN.

Les représentants syndicaux estiment jouir de l'appui de la population dans leurs revendications pour obtenir de meilleures conditions de travail et pour préserver la qualité des services publics. À ce niveau, des employés du Collège Shawinigan vont imiter d'autres écoles québécoises et formeront une chaîne humaine lundi matin autour du collège.

Si on sait que le mandat de grève de six jours sera mis en action avant le mois de décembre, aucune date précise n'a été fixée par les syndicats.

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