Vaincre l'État islamique prendra du temps, reconnaît Barack Obama

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Le président américain Barack Obama, hier, lors du sommet en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, destiné à remobiliser la coalition internationale contre le groupe État islamique.

AP, Kevin Hagen

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Associated Press

Le président Barack Obama s'est aussi engagé, mardi, à utiliser tous les outils dont il dispose - militaires, de renseignements et économiques - pour vaincre le groupe État islamique. Il a toutefois reconnu que l'organisation s'est solidement enracinée en Irak et en Syrie, qu'elle est résiliente et qu'elle continue à prendre de l'ampleur.

Le président américain était l'hôte de leaders mondiaux qui veulent lutter contre le terrorisme. La veille, à l'instar de plusieurs chefs de gouvernement ou chef d'État, il s'était adressé à l'Assemblée générale des Nations Unis à l'occasion du 70e anniversaire de l'organisation.

«J'ai souvent répété que notre stratégie prendra du temps. Ce n'est pas une tâche facile, a-t-il dit. C'est une campagne à long terme - non seulement contre ce réseau en particulier, mais contre son idéologie.»

M. Obama a déclaré qu'il est «ultimement optimiste» de voir le groupe être vaincu.

Le président a aussi annoncé que trois autres pays s'étaient joints à la coalition contre l'État islamique: le Nigeria, la Tunisie et la Malaisie.

Les relations entre les États-Unis et la Russie demeurent tendues. La preuve: un membre de la délégation russe a indiqué que Moscou n'avait accepté d'envoyer qu'un diplomate de second plan à la réunion, le vice-ambassadeur du pays à l'ONU, Ievgueni Zagainov.

Mercredi, la Russie présidera sa propre réunion sur les façons de combattre l'extrémisme.

Au cours de la rencontre, les autres convives ont eux aussi discuté de la nécessité de confronter les extrémistes qualifiés «de la plus grande menace collective de notre époque» par le roi de la Jordanie Adballah II.

Le secrétaire générale de l'ONU Ban Ki-moon a déclaré que des récentes données de l'organisation indiquaient une augmentation de 70 pour cent des combattants terroristes provenant de plus de 100 pays dans les zones de conflit. «Les médiaux sociaux sont essentiels, a-t-il dit en réclamant des mesures contre le recrutement par Internet. Nous devons contrebalancer les chants de sirènes qui promettent de l'aventure mais finissent en horreur. On doit les convaincre (les recrues potentielles) que ces promesses ne créent que plus de misère.»

Toutefois, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a jeté un pavée dans la mare en affirmant qu'il n'existait de différences entre l'État islamique et les rebelles kurdes. Ces derniers sont un des plus alliés les plus efficaces des États-Unis contre l'État islamique dans le nord de la Syrie.

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