Jacques Grenier ou l'AFPC: qui dit vrai?

Jacques Grenier, candidat conservateur dans Saint-Maurice-Champlain.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Jacques Grenier, candidat conservateur dans Saint-Maurice-Champlain.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) L'Alliance de la fonction publique du Canada accuse le candidat conservateur de Saint-Maurice - Champlain, Jacques Grenier, d'avoir refusé de rencontrer les représentants syndicaux du Centre fiscal de Shawinigan, en prétextant qu'il avait «autre chose à faire de plus important». Or, le principal concerné nie ces propos.

Normand Pelletier, conseiller syndical à l'AFPC pour le Québec, raconte avoir récemment approché M. Grenier pour connaître sa position au sujet de l'avenir du Centre fiscal. Lors d'une conversation téléphonique, l'aspirant député aurait démontré bien peu d'intérêt sur ce sujet.

«Il m'a dit qu'il n'avait pas le temps pour nous et encore moins de nous rencontrer, qu'il a d'autres choses à faire de plus important», raconte M. Pelletier, dans un communiqué diffusé par l'AFPC jeudi.

«Je lui ai demandé si cela était sa position et si je pouvais la transmettre aux journalistes. Il m'a affirmé que oui, qu'il n'a pas de temps pour ce qui touche les employés du Centre fiscal.»

Mis au courant de cette surprenante déclaration la semaine dernière, Le Nouvelliste avait communiqué avec M. Grenier, qui avait vigoureusement nié avoir même parlé à M. Pelletier. Jeudi, il se perdait en conjectures.

«Ça n'a pas de sens!», s'exclame-t-il. «Qu'est-ce que je fais avec ça? Je ne le connais même pas, il ne m'a jamais appelé! Il parle comme s'il m'avait déjà parlé. Il est malade, ce gars-là! Il peut publier des choses qui ne sont même pas validées!»

«Je suis un gars plein de bonne volonté», enchaîne M. Grenier. «Du temps, j'en ai pour tout le monde. Je ne vois pas pourquoi il va dire ça. Encore là, même si on s'était parlé au téléphone, jamais je n'aurais tenu des propos comme ça.»

M. Pelletier maintient que cette brève conversation s'est bel et bien déroulée. Il assure qu'il ne s'agit pas d'une stratégie de provocation à l'endroit des conservateurs.

«Les autres candidats se sont prononcés de façon éclairée, ils ont démontré de l'intérêt, ils ont posé des questions», énumère-t-il. «M. (François-Philippe) Champagne est allé discuter avec les employés à 6 h 15 le matin. Qu'est-ce que M. Grenier a fait?»

La semaine dernière, le candidat conservateur mentionnait que sa priorité consistait à protéger les emplois de la fonction publique fédérale à Shawinigan.

Il convenait qu'il n'était pas au courant des investissements requis pour la rénovation du Centre fiscal, ce que M. Pelletier considère impardonnable pour quelqu'un qui se porte candidat sous la bannière du gouvernement sortant.

Le porte-parole syndical confie que le désintérêt de M. Grenier ne l'avait guère surpris au moment de cette fameuse conversation, compte tenu de la position de sa formation politique sur les enjeux syndicaux.

«Je sais que le mot d'ordre du Parti conservateur est de ne pas rencontrer les syndicats», mentionne M. Pelletier.

«Leur position est assez tranchée. Je n'ai donc pas été surpris par les propos de M. Grenier, car ça reflétait la position du parti. Si le même incident s'était produit avec M. Champagne, vous pouvez être certain qu'il aurait essayé de me retrouver! L'attitude de M. Grenier est la continuité de ce qu'il dit: il n'est pas vraiment intéressé. C'est un des dossiers les plus chauds de son comté; il me semble qu'il devrait prendre les devants!»

Précisons que Jacques Grenier a agi comme président du syndicat des policiers de l'ex-postede Sécurité publique de Grand-Mère pendant une douzaine d'années.

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