Un cadeau de 80 000 $ pour Le FAR et La Séjournelle

L'équipe du troisième défi des Demois'Ailes. À l'avant,... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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L'équipe du troisième défi des Demois'Ailes. À l'avant, parmi les Demois'Ailes, on aperçoit Denise Tremblay, directrice de La Séjournelle (3e à partie de la droite) et Johanne Lemay, directrice de la Maison Le FAR (2e à partie de la droite).

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Elles ont presque toutes parcouru 100 km à la course entre Toronto et Trois-Rivières, soit 10 kilomètres par jour en plein coeur des canicules de juillet. À grands flots de sueur et en dépit de tendinites, d'entorses et de coups de chaleur, 45 femmes ont réussi à amasser la jolie somme de 80 000 $.

Le Défi des Demois'Ailes, qui en était à sa troisième édition a fait des heureuses, jeudi. La maison Le FAR et La Séjournelle, qui aident et encadrent les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, ont reçu chacune 40 000 $ amassés lors du défi, un véritable cadeau du ciel, estiment les directrices des deux maisons en affirmant que 100 % de la somme servira à poursuivre leur mission.

La maison Le FAR a fait l'acquisition, il y a trois ans, d'une maison qu'elle appelle Seconde étape où les femmes peuvent séjourner à peu de frais pour refaire leur vie sur une période allant jusqu'à deux, voire trois ans. On y trouve des chambres, mais Le FAR voudrait en faire des logements, raconte Johanne Lemay, directrice de la maison Le FAR.

La directrice de La Séjournelle, Denise Tremblay, indique que les 40 000 $ que son organisme vient de recevoir des Demois'Ailes vont défrayer une partie importante du projet de réaménagement du sous-sol de la seconde maison dont La Séjournelle a aussi fait l'acquisition. Ce sont les enfants qui bénéficieront de l'investissement. Le don des Demois'Ailes «est un don du coeur simple à gérer» sur le plan administratif, dit-elle, très émue par le généreux don.

Chaque Demois'Ailes s'est vraiment dépassée pour faire ce cadeau du coeur. Pour une, Amandine Duhil confie qu'elle détestait la course à pied, «mais on avait un entraînement par semaine et on se motivait», dit-elle, bien fière d'avoir accompli son parcours.

Anne-Marie Fortier était enceinte de quelques semaines lorsqu'elle a relevé le défi. Le pire, dit-elle, c'était de se promener en VR. Les Demois'Ailes ont en effet vécu, dormi, se sont lavées et nourries dans des VR qui les suivaient à la trace. «J'ai eu des nausées», dit-elle. Malgré son état, elle a réussi à faire la moitié du parcours.

Christina Myles s'est fait une entorse durant son parcours. «J'ai manqué deux relais et ensuite j'ai recommencé à courir. J'ai fait 25 km sur ma cheville», dit-elle. Bref, la grande majorité des participantes ont réussi à relever le défi haut la main contre vents et marées.

Les équipes de relais étaient bien gérées et regroupées par rythme de course, un élément important pour maintenir la motivation. Leurs entraînements ont été supervisés par le groupe Physi-K. Elles ont aussi bénéficié de traitements réguliers de physiothérapie.

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