CIUSSS: des employés votent en majorité pour la grève

Les membres du Syndicat québécois des employées et... (Photo: Stéphane Lessard)

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Les membres du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), local 298, du Centre intégré de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) ont voté mardi à 95 % en faveur de la grève.

Photo: Stéphane Lessard

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(Trois-Rivières) Le message envoyé à Québec est clair. Les membres du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), local 298, du Centre intégré de santé et de services sociaux Mauricie-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) ont voté mardi à 95 % en faveur de la grève.

Ce syndicat représente les employés de catégorie 2, soit les préposés aux bénéficiaires, les auxiliaires familiaux, les employés du service d'hygiène et salubrité ainsi que les préposés des services alimentaires. Ces travailleurs de la santé oeuvrent dans les différents hôpitaux, CLSC et mardi, 224 membres du syndicat se sont prévalus de leur droit de vote. Si 215 travailleurs ont voté en faveur de la grève, cinq s'y sont opposés et quatre se sont abstenus. «Nous envoyons un message au gouvernement», lance le président de la section locale, Rosaire Hamelin.

Une grève pourrait donc être déclenchée au CIUSSS-MCQ si les négociations n'avancent pas. «C'est un outil qu'on se donne. Nous allons suivre le front commun syndical», explique M. Hamelin.

Les syndiqués dénoncent le gel salarial pour deux ans ainsi que les augmentations d'un pour cent pour les trois autres années. «On perd notre pouvoir d'achat et nous avons du retard sur le privé. Le gouvernement touche aussi à nos conditions de travail», note le président de la section locale. «Lors de la précédente convention collective, nous avions déjà fait des concessions car le gouvernement le demandait.»

De plus, les travailleurs rejettent l'idée de repousser l'âge de la retraite à 62 ans.

Ces travailleurs de la santé se doivent toutefois de respecter la loi assurant le maintien des services essentiels. Les urgences ainsi que l'unité des soins intensifs ne peuvent donc pas être touchées par un éventuel conflit de travail. «Nous ne mettrons personne en danger», assure Rosaire Hamelin.

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