Festival western de Saint-Tite: un deuxième week-end qui promet d'être chaud

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Tout comme le week-end dernier, il devrait y avoir de l'action dans les rues de Saint-Tite samedi et dimanche.

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(Saint-Tite) Les rues du Festival western de Saint-Tite étaient déjà envahies vendredi soir par des milliers de cowboys et cowgirls arborant fièrement chapeaux, bottes de cuir et chemises westerns. Ce deuxième week-end de cette 48e édition promet d'être chaud, tant en raison des nombreux spectacles et rodéos présentés que du temps chaud prévu.

La journée de samedi devrait être à l'image de vendredi, alors que le mercure devrait dépasser les 25 degrés Celsius. Même si le mercure devrait un peu chuter dimanche, les températures resteront tout de même confortables. Ces conditions devraient faire courir les foules à Saint-Tite. 

Signe que les dernières journées du festival ont été chaudes, les réserves d'eau embouteillée étaient très basses vendredi. «Nous cherchons des bouteilles d'eau partout. On en trouve, mais on doit faire le tour de nos partenaires. Nous allons corriger la situation et c'est la première fois qu'on vit ça», affirme le directeur général du Festival western Pascal Lafrenière. «C'est un beau défi. D'un côté, nous aimons mieux devoir trouver plus d'eau en bouteille que des imperméables.»

Les grandes estrades étaient bondées vendredi soir à l'occasion du troisième rodéo de qualification en vue de la grande finale du Festival western présentée dimanche. Quelques centaines de festivaliers ont de plus assisté vendredi soir au spectacle de Yoan, le gagnant 2014 de La Voix. Ce spectacle a d'ailleurs été présenté à guichets fermés. Samedi, les grandes estrades accueillent deux rodéos, alors que le poulailler musical country présente le chanteur Maxime Landry, dès 20 h. Ce spectacle sera d'ailleurs offert gratuitement. Plus tôt dans la journée, des amateurs de danse tenteront de battre le record 2014 de Saint-Tite sur le rythme de la chanson Electric Slide. Il s'agit du grand rassemblement de danse country prévu entre 16 h et 17 h au Country club. 

«On se prépare tranquillement pour le grand rassemblement populaire de la 50e édition du Festival western qui aura lieu en 2017. On prépare aussi bien l'organisation, les festivaliers que les résidents», précise Pascal Lafrenière. 

La dernière journée du Festival western est la journée de la grande finale de rodéo. Les meilleurs compétiteurs provenant du Canada, des États-Unis et de l'Australie se disputeront les grands honneurs dans les différentes catégories.

«Il s'agit du rodéo le plus attendu du Festival western. Les meilleurs seront dans l'arène pour cette finale», indique le directeur général de l'événement. 

Située sur la rue du Couvent, la place de la famille regorge de jeux et d'attractions pour les petits. Cet endroit où il est interdit de consommer toute boisson alcoolisée est un incontournable pour les familles. Vendredi, les enfants étaient très nombreux à s'y amuser dans le cadre de la journée des centres de la petite enfance. «Nous prenons la sécurité au sérieux, surtout à la place de la famille», note Pascal Lafrenière.

Le rodéo est une passion de mère en... (PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS) - image 2.0

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Le rodéo est une passion de mère en fille pour les cavalières Jessica Gauthier et Manon Daudelin.

PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS

La passion du rodéo de mère en fille

Manon Daudelin et Jessica Gauthier sont guidées par la même passion. Les deux cavalières évoluent dans la même discipline de rodéo et cultivent le même amour des chevaux... une passion qui se transmet de mère en fille. 

Dès sa naissance, Jessica Gauthier a été initiée au monde du rodéo. Sa mère Manon Daudelin était déjà - et demeure toujours -  une compétitrice reconnue pour ses prouesses dans les courses de barils. La jeune femme est issue d'une famille vibrant au rythme des rodéos depuis trois générations. Son grand-père, Jean-Claude Daudelin, est même intronisé au temple de la renommée du Festival western de Saint-Tite.

«C'est notre vie», lance avec le sourire Manon Daudelin. «Lorsque Jessica a commencé à monter à cheval, on se sentait vraiment privilégié d'avoir un enfant qui aimait ça. Quand elle revenait de l'école, elle voulait tout de suite se rendre à l'écurie.»

Aujourd'hui âgée de 21 ans, Jessica Gauthier fait partie de la relève de cette discipline. Celle qui a commencé à monter seule à 4 ans et à faire de la compétition à 7 ans évolue désormais sur le circuit des rodéos professionnels sous le regard fier de sa mère, toujours à la compétition. «On tripe nous autres!», souligne Manon Daudelin avec les yeux brillants.

Malgré son jeune âge, Jessica Gauthier fait de la compétition depuis maintenant quatorze ans. Ce week-end à Saint-Tite, la jeune femme tentera de se qualifier et espère remporter la grande finale du Festival western de Saint-Tite. Aux dires des deux cavalières, la finale du rodéo de Saint-Tite est «la Coupe Stanley» des cowboys et cowgirls.

Pour ces deux femmes, l'univers du rodéo est bien plus qu'une compétition. Chaque compétition est l'occasion de rencontrer des amis et des proches. Et même de rencontrer les nouveaux venus de cette grande famille. Il n'est pas rare de voir à Saint-Tite des bébés ou de très jeunes enfants dans la salle réservée aux compétiteurs. La relève de ce sport extrême semble assurée.

«Depuis que je suis toute petite, je vais dans des rodéos. C'est impressionnant, c'est sûr, mais pour moi c'est ma deuxième famille», renchérit Jessica Gauthier.

Une femme et son cheval

Si les deux femmes avouent qu'elles pourraient arrêter la compétition demain matin si elles y étaient contraintes, elles ne peuvent envisager une vie sans chevaux. Elles sont sans équivoque à ce sujet. «Je ne fais pas ça pour la compétition. Non, non. Je le fais pour l'amour des chevaux. Pour moi, le cheval est avec sa grosseur et sa force l'animal le plus gentil au monde. Ils veulent toujours aider et être avec toi», confie Jessica Gauthier, également entraîneuse et instructeur équestre comme sa mère à l'entreprise familiale, le Moon Star Ranch de Mirabel.

Lors des longues années d'entraînements que nécessite la préparation à la compétition - un cheval devient prêt à courir vers l'âge de 7 ou 8 ans - une très forte relation se développe entre lui et sa cavalière. En plus de la préparation sportive, les chevaux doivent être désensibilisés et habitués aux foules bruyantes afin qu'ils ne voient plus le bruit comme une menace. «On les introduit tranquillement au rodéo. L'énergie est forte lors des compétitions, particulièrement à Saint-Tite», explique Manon Daudelin.

«Ils doivent aussi apprendre à être sur la route. Ils sont parfois dix jours loin de la maison dans un nouvel environnement. C'est avec l'expérience qu'ils deviennent des chevaux plus solides et de haut calibre», ajoute Jessica Gauthier.

«Rendu à un haut calibre, c'est encore plus le fun entraîner un cheval et courir avec. Il veut être bon et te faire plaisir. Tu l'apprécies encore plus.»

Les chevaux qui participent à la course des barils peuvent courir à un haut niveau jusqu'à l'âge de 16 ans. Par la suite, les destriers peuvent poursuivre leur carrière pendant plusieurs années. «Ce sont de très bons chevaux pour les jeunes [enfants et adolescents]. Ils sont moins nerveux et savent ce qu'ils ont à faire», précise Jessica Gauthier.

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