Marche mondiale des femmes: un moment de conscientisation

Joanne Blais, directrice générale de la Table de... (Photo: Archives, Le Nouvelliste)

Agrandir

Joanne Blais, directrice générale de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie et porte-parole pour la Marche mondiale des femmes au Québec, et Fabiola Toupin, présidente d'honneur, attendent quelque 10 000 personnes à cet événement.

Photo: Archives, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La capitale régionale se prépare à vivre un important moment de conscientisation sociale avec la tenue de la Marche mondiale des femmes au Québec.

Le 17 octobre, Trois-Rivières sera le lieu de rassemblement de 10 000 personnes provenant de toutes les régions du Québec. L'égalité entre les femmes et les hommes et entre les peuples est l'objectif recherché par cette activité.

Les responsables de l'organisation de cet événement souhaitent attirer les femmes de la région à cette marche qui favorise la solidarité et l'action collective face à des enjeux sociaux majeurs, mais aussi les hommes qui sont préoccupés par la situation.

«On veut que les familles amorcent des discussions sur notre thème qui est «Libérons nos corps, notre Terre et nos territoires», lance Joanne Blais, directrice générale de la Table de concertation du mouvement des femmes en Mauricie et porte-parole de la Marche mondiale des femmes au Québec. La mondialisation des marchés a des aspects positifs, comme le rapprochement des cultures, mais aussi des effets négatifs comme le travail des femmes et des enfants dans le domaine du textile. Le monde du textile nous a abandonnés, ces entreprises sont rendues en Chine, en Indonésie, au Bangladesh et offrent des conditions de travail pitoyables.»

L'exploitation de femmes et d'enfants dans des pays étrangers est souvent décriée, mais l'organisation de la marche ajoute que des drames humains se vivent ici, au Canada. On n'a qu'à penser aux nombreux assassinats et disparitions de femmes autochtones.

«Notre devoir est d'aider ces femmes. Au niveau humanitaire, communautaire, familial, se sentir concerné par autrui, l'aider, tout ça fait que notre bonheur passe aussi par la collectivité», ajoute la chanteuse Fabiola Toupin, présidente d'honneur de la marche.

80 artistes sur scène

La Marche mondiale des femmes débutera sur le coup de 11 h au parc de l'Exposition. Les marcheuses et marcheurs prendront la direction du parc portuaire qui sera le lieu de rassemblement. Dès 13 h, les discours protocolaires seront prononcés et ils seront suivis à 13 h 30 d'un spectacle conçu par Patricia Powers.

Quelque 80 artistes seront de la fête. En plus de Fabiola Toupin, Sylvie Tremblay sera une des chanteuses qui monteront sur scène. Une prestation d'artistes autochtones a été prévue, de même qu'un numéro d'artistes africains, question de faire un clin d'oeil à la clôture de la Marche internationale des femmes qui se déroulera le même jour au Mozambique.

À moins d'un mois de l'événement, les responsables sont à parfaire la structure de l'organisation. Pour le bon déroulement de la marche, ils sont à la recherche de bénévoles pour s'occuper de la sécurité, de la distribution des lunchs, des premiers soins, de l'aménagement du site, etc. Quelque 200 personnes seront nécessaires à la réalisation de ces tâches.

La mise en place d'une telle activité nécessite un budget de quelque 80 000 $. Les organisateurs ont réussi à amasser cette somme entre autres en tenant des activités de financement et en misant sur la contribution d'élus, de communautés religieuses et de l'organisation québécoise de la Marche des femmes.

À noter que l'activité sera organisée afin d'être accessible aux personnes à mobilité réduite et malentendantes.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer