Festival western: les organisateurs dénoncent la violence

Le directeur général du Festival western de Saint-Tite... (Photo: Émilie O'Connor Le Nouvelliste)

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Le directeur général du Festival western de Saint-Tite Pascal Lafrenière.

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(SAINT-TITE) La direction du Festival western de Saint-Tite déplore l'agression survenue ce week-end et assure que la sécurité des quelque 600 000 festivaliers est une priorité.

Les deux dernières éditions ont été marquées par des événements violents. L'an dernier, un homme a été agressé à l'arme blanche tandis que lors du week-end dernier, un jeune homme de 22 ans, Guillaume Pilon-Côté, a été agressé dans une ruelle par trois individus qu'il avait rencontré plus tôt dans la soirée.

L'agression est survenue vers 6 h du matin, samedi. Les assaillants ont roué la victime de coups avant de voler son argent et ses cartes de crédit. Ils ont ensuite laissé son portefeuille et sa carte d'assurance-maladie un peu plus loin. Le jeune homme a été hospitalisé et souffre notamment d'une fracture au nez et de plusieurs ecchymoses.

Le comité organisateur du Festival western de Saint-Tite dénonce vivement ces gestes. «La violence ne sera jamais normale. On ne peut pas la banaliser, ni l'accepter. On ne peut que la dénoncer», a lancé d'emblée hier Pascal Lafrenière, le directeur général du Festival western de Saint-Tite.

«C'est plate, mais ce sont des choses qui arrivent. On ne veut pas que ça arrive chez nous, mais en même temps, on prend nos responsabilités pour sécuriser nos sites, pour sécuriser la ville. Mais les gens doivent voir aussi à leur propre sécurité, comme dans la vie de tous les jours, comme au centre-ville de Montréal ou de Trois-Rivières. [...] On ne peut pas assumer la sécurité de tous, surtout à 5 h le matin. Nous sommes une ville. C'est difficile de faire le lien de cause à effet entre l'organisation du festival et [ces événements].»

Le directeur général affirme de plus que la sécurité est primordiale et que d'importantes mesures pour la favoriser sont en place. «Quand les gens viennent aux rodéos ou dans les chapiteaux, ils sont en sécurité. La Ville prend aussi ses responsabilités et je suis en communication constante avec la Sûreté du Québec (SQ)», a également souligné Pascal Lafrenière en précisant que la SQ a bonifié ses effectifs de 30 % pour le Festival western. «On prend ça au sérieux. Mais on ne peut pas être derrière chaque maison et dans tous les recoins de la ville.»

La Sûreté du Québec assure aussi que tous les moyens sont pris pour rendre la ville la plus sécuritaire possible pendant cet événement. «Il y a toute une organisation derrière le festival. Il y a deux agences de sécurité en plus des policiers. Les intervenants travaillent tous ensemble. Il y a un poste de commandement qui est ouvert tous les jours. Chaque année, il y a un plan d'opération spécial qui est en place juste pour Saint-Tite», souligne Éloïse Cossette, porte-parole de la Sûreté du Québec.

Pour le directeur général de l'événement, l'agression au couteau de 2014 et l'agression de cette année sont des cas isolés. Ces événements demeurent rares à ce festival qui accueille près de 600 000 personnes chaque année et où l'alcool est très présente.

«Ça fait sept ans que je suis directeur général et je n'ai vu que deux bagarres. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas eu d'autres, mais je me lève très tôt et me couche très tard lors de l'événement en plus de faire le tour de beaucoup de sites», a ajouté Pascal Lafrenière. «Notre événement est l'fun, sécuritaire et professionnel. Nous ne voulons pas que des événements comme ça se reproduisent et ce n'est pas pour ça qu'on veut faire parler de nous.»

Même son de cloche de la part de la Sûreté du Québec qui qualifie l'agression d'«événement isolé». «On est intervenu auprès d'un homme qui était blessé au visage. Il était en crise, agressif et intoxiqué par l'alcool. L'important, c'était d'abord qu'il obtienne des soins», souligne la sergente Cossette. Par la suite, les policiers ont rencontré l'individu et une enquête a été ouverte.

gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca

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