La Classique veut se moderniser

Stéphane Boileau, président de la Classique internationale de... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Stéphane Boileau, président de la Classique internationale de canots de la Mauricie.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La Classique internationale de canot de la Mauricie vient peut-être tout juste de se terminer, mais l'organisation planche déjà sur certaines idées afin de se moderniser. Parmi celles-ci, l'idée d'être en mesure de diffuser l'événement du premier au 200e kilomètre semble faire son chemin.

Depuis déjà quelques années, ce projet revient dans les discussions, mais les obstacles sont nombreux et, pour la plupart, naturels, puisque l'accès à Internet ainsi qu'aux ondes cellulaires n'est pas constant sur la rivière Saint-Maurice, particulièrement entre La Tuque et Saint-Jean-des-Piles.

Le président de l'événement, Stéphane Boileau, estime toutefois qu'il s'agit là d'un pas immense qui permettrait à toute la Mauricie d'apprécier la course en son entièreté, et non pas seulement les départs et les arrivées. Une façon

de prolonger les festivités dans chacune des villes de la Classique, dont Trois-Rivières où le maire Yves Lévesque avait émis ce reproche quelques jours avant la dernière édition.

«Il y a des soumissions qui ont été faites pour aller de l'avant, mais pour ce qui est des signaux, c'est très difficile. Si on veut assurer la transmission, il ne faut pas que ça ne fonctionne pas pendant de grands bouts. Mais si nous sommes en mesure d'assurer la diffusion sur les sites de départ et d'arrivée, c'est certain qu'il y aura plus d'activités.»

Une autre arrivée technologique devrait aussi faire sa place l'an prochain, c'est-à-dire un système de chronométrage électronique, ce qui fait grandement défaut en ce 21e siècle. Ces évolutions devront bien sûr être financées, et Boileau compte s'adresser aux différentes instances gouvernementales.

«Il faut que Tourisme Québec s'implique. La Traversée du Lac Saint-Jean reçoit 100 000 $. Je suis bien content pour elle, mais pour nous, notre aide ne peut pas être que de 7500 $. Je suis pour le financement privé, mais il ne doit pas être de 99,9 %. Les villes font un travail extraordinaire, mais il faut que les gouvernements du Québec et fédéral comprennent l'importance de cet événement.»

D'ailleurs, le président estime que, grâce à plusieurs partenariats et à une certaine vague de popularité, les finances de l'événement se portent un peu mieux en 2015. «On a sorti le nez de l'eau, j'aimerais bien sortir la bouche et le menton l'an prochain. Éventuellement on aimerait aussi sortir tout le tronc. Ça s'en vient, mais Rome ne s'est pas bâti en un jour.»

Les fédérations invitées à s'impliquer

Pour les organisateurs, les deux nouvelles disciplines ajoutées depuis l'année dernière, le kayak et le rabaska, semblent avoir donné un nouveau coup de popularité à l'événement, bien que la participation au kayak ait été faible. Tout comme le rabaska, le bateau-dragon a apporté son lot de nouveaux visages autour des bassins d'eau, si bien qu'à certains endroits, comme La Tuque, on se sent maintenant à l'étroit.

«Il faudra trouver des solutions, parce que c'est plein partout, indique Boileau. On le savait l'an passé à La Tuque, mais cette année, c'était encore plus probant. On travaille là-dessus et on a des solutions. C'est un peu la même chose à Shawinigan.»

Le prochain objectif sera de faire croître le nombre de participants dans toutes les catégories, particulièrement en kayak. Boileau estime qu'il est temps que les fédérations de canot et de kayak du Québec et Canada fassent leur bout de chemin, rappelant qu'il n'y a pas que le sprint qui existe, mais aussi le marathon. Ce dernier ne voit pas pourquoi, dans les prochaines années, des compétitions en K1, C1 et C4 ne s'ajouteraient pas, particulièrement avec la popularité du kayak chez monsieur madame Tout-le-monde.

«Il faut que les fédérations s'ouvrent, clame-t-il. On va se battre dans les fédérations pour que ce soit clair. On veut que notre course soit homologuée. On est un pays de sprint, mais pourquoi on ne le serait pas en marathon et en eau vive?»

Ce dernier promet d'ailleurs d'uniformiser les règlements en kayak afin d'assurer le sérieux de la Classique.

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