L'invitation au débat refusée dans Saint-Maurice-Champlain

Sacki Carignan... (Photo: Le Nouvelliste)

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Sacki Carignan

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'invitation de la candidate du Bloc québécois dans Saint-Maurice-Champlain pour la présentation d'un débat dans le cadre de la campagne électorale fédérale est demeurée lettre morte. Sacki Carignan Deschamps avait donné jusqu'à vendredi à ses adversaires pour manifester leur intérêt, mais elle n'a pas obtenu la moindre réponse.

La candidate est évidemment déçue, mais plus ou moins surprise. La semaine dernière, Le Nouvelliste avait tâté le pouls auprès des principaux concernés et disons qu'ils n'étaient pas enivrés d'enthousiasme à l'idée de participer à un débat ouvert, qui devait être présenté le 23 septembre à l'école secondaire du Rocher.

Mme Carignan Deschamps a déjà déploré la situation sur les réseaux sociaux et elle s'étonne des commentaires obtenus.

«Les gens prennent ça comme un grand manque de respect, pas seulement vis-à-vis moi, mais vis-à-vis eux», fait-elle remarquer. «Mon instinct me disait qu'ils ne voudraient pas me confronter. Monsieur Tremblay ne veut pas me confronter parce qu'il n'a pas les compétences pour le faire. Monsieur Champagne garde sa visibilité pour lui. Dieu seul sait qu'avec l'argent qu'il a et la publicité qu'il peut se payer, il a en masse de lumière sur lui. Il se dit au diable les citoyens! Quant à M. Grenier, il n'a aucune chance. Il n'a rien à perdre. Moi, c'est pour la démocratie que je trouve ça triste, pour les citoyens de Saint-Maurice-Champlain.»

Constatant qu'aucun débat digne de ce nom n'était organisé dans le comté, Mme Carignan Deschamps suggérait d'en présenter un à l'école secondaire du Rocher. Elle proposait que chaque candidat prenne la parole pendant quinze minutes sur les sujets de leur choix, avant de répondre aux questions du public. Certains craignaient évidemment qu'une organisation remplisse la salle pour tomber à bras raccourcis sur un candidat, mais la représentante du Bloc québécois assure qu'il ne s'agissait pas de son intention.

«Ça ne pouvait pas être orchestré», souligne-t-elle. «On ne pouvait pas contrôler ça. En plus, nous avions un animateur neutre. Il n'y avait pas de possibilité de manipuler le débat. Pour ma part, je n'ai pas le personnel pour faire venir 400 personnes pour moi! Je n'ai pas le temps de faire des paquetages de salles!»

Malgré tout, Mme Carignan Deschamps ne baisse pas les bras. «Je persiste et je signe, je pense qu'il faut un débat», mentionne-t-elle. «Je n'ai pas fait de décompte, mais il me semble qu'il y en a dans toutes les circonscriptions. Qu'avons-nous de si particulier pour ne pas donner le droit aux citoyens à un débat?»

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