Guy Julien refusé au lancement d'un candidat bloquiste

Guy Julien... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Guy Julien

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si Guy Julien votera NPD, lors des élections fédérales du 19 octobre, ce n'est pas pour punir le Bloc Québécois pour le traitement que lui a récemment fait subir l'équipe d'André Valois, a-t-il affirmé au Nouvelliste, lundi.

Guy Julien explique qu'il votera NPD parce que «lorsque M. Péladeau va faire le référendum et va le gagner - j'en suis convaincu - j'aime mieux négocier avec le NPD qu'avec le Harper et surtout pas avec la famille Trudeau», explique-t-il. Ça n'a «aucun rapport avec M. Valois qui est un homme que je connais et que j'estime», assure-t-il.

Guy Julien reconnaît malgré tout qu'il s'est senti blessé par la réaction de l'équipe régionale du Bloc québécois à son endroit, il y a quelques jours.

C'est que le 3 septembre, M. Julien a reçu un courriel de Richard Tremblay, de l'organisation du candidat André Valois. On peut y lire ceci: «Jeudi prochain le 10 octobre [sic] André procédera à l'ouverture de son local et au lancement officiel de sa campagne électorale dans Trois Rivières. Plusieurs anciens députés et ministres de la région seront présents ainsi que les candidats des comtés environnants et bien sûr, M. Plamondon. Afin d'éviter de biaiser cette réunion et de faire détourner l'attention des médias sur le véritable objectif de cette réunion (soit le lancement de la campagne dans Trois-Rivières) le comité électoral pense qu'il serait sage et prudent que tu ne participes pas à ce lancement. Je pense qu'il faut laisser la poussière retombée [sic]. Pas facile pour moi de remplir ce mandat étant donné notre longue amitié. Amitiés. Richard.»

«On m'a demandé de ne pas être présent lors du lancement de la campagne», résume Guy Julien, visiblement offusqué. «Pour moi, ça a été comme une claque en pleine face. J'ai répondu que j'étais très déçu de leur manque de solidarité. Ça fait des années que je milite et à cause de ça [l'affaire de la journaliste de Radio-Canada], on me dit: Cache-toi donc.» Ça, je ne le prends pas», dit-il.

Rappelons qu'à la fin du mois d'août dernier, M. Julien avait dû s'excuser publiquement auprès d'une journaliste de Radio-Canada après lui avoir fait une accolade non sollicitée, lui avoir dit qu'elle avait engraissé et lui avoir touché aux cheveux. La Fédération professionnelle des journalistes du Québec avait accepté ses excuses et tourné la page. Mais il semble qu'on n'en ait pas fait autant du côté du Bloc québécois qui, hier, a émis un communiqué de presse selon lequel M. Julien «nous a fait savoir que nous avions manifesté peu de solidarité à son égard lors de ses récents démêlés publics avec une journaliste ainsi que dans l'affaire du Groupe RCM. Pour cette raison, a-t-il précisé, il a démissionné du Bloc», peut-on lire dans le communiqué.

Or, ce n'est pas du tout ça l'histoire, tient à préciser Guy Julien.

Ce dernier affirme qu'il a simplement fait valoir qu'il était «déçu que vous m'ayez demandé de me cacher, en termes clairs, de ne pas être présent lors de l'ouverture du local. C'est plutôt insultant pour un gars qui a été attaché politique en 1977 et qui a été député et ministre. J'ai trouvé ça un peu maladroit», a-t-il confié au Nouvelliste. «Ça m'a fait de la peine, ça m'a touché», dit-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer