Compressions de 300 millions $: «Une très mauvaise nouvelle»

Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Nicolet) Au lieu de voir Québec rétablir le financement accordé avant le pacte fiscal transitoire, voilà que le monde municipal devra dorénavant composer avec des compressions de 300 millions de dollars récurrentes, selon ce que La Presse a révélé.

«C'est une très mauvaise nouvelle», a lancé le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois. «Déçu? Oui. Surpris? Absolument pas», renchérit son homologue de Nicolet, Alain Drouin.

Déjà, en 2015, la Ville de Bécancour a procédé à des «coupes généralisées» pour encaisser le choc. «Les organismes ont vu leur soutien financier se faire amputer de 15 %», a donné comme exemple le premier magistrat qui devait jongler avec un trou d'un million de dollars.

Par ailleurs, celui-ci appréhende le nouveau rôle d'évaluation qui sera synonyme de contestations du côté industriel. «On va avoir une double compression. Il faut trouver des façons nouvelles et différentes de gérer nos affaires», a fait savoir M. Dubois.

Pour sa part, le maire de Nicolet rappelle que lors du fameux pacte fiscal transitoire, les négociations devaient se mettre «tout de suite» en branle pour aboutir rapidement à un nouveau pacte fiscal. «On ne semble pas s'enligner pour ça. Mais je ne m'attendais pas à ce qu'ils remettent l'argent», a-t-il fait savoir.

Par contre, celui-ci précise qu'à l'intérieur des premières compressions de 300 millions de dollars, «les CRE et les CLD étaient là-dedans». Ce qui n'a pas empêché son administration d'exiger un effort supplémentaire auprès des directeurs de service pour éponger un manque à gagner de 175 000 dollars. «On a dû couper un peu dans l'aide aux groupes communautaires», avoue M. Drouin tout en souhaitant que les municipalités soient considérées par Québec comme de véritables partenaires.

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, avait souhaité que les compressions imposées par le gouvernement ne soient pas récurrentes, mais il n'est pas surpris. «Le gouvernement exagère un peu. [...] On va encore devoir subir», commente le maire de La Tuque.

Selon ce dernier, le gouvernement ne prend pas en compte les particularités de chaque région et pellette de plus en plus de responsabilités dans la cour des municipalités. Il trouve que la tâche devient de plus en plus difficile pour donner des services aux citoyens.

«Ce que l'on a coupé l'an dernier avec le 1,3 million que le gouvernement nous a enlevé va devoir rester comme ça l'an prochain, sauf les infrastructures. On a une ville qui a plus de 100 ans, alors il faut travailler sur nos infrastructures. Le gouvernement nous coupe et les prix augmentent. Ça devient difficile. Jusqu'où ça va aller?», se questionne Normand Beaudoin.

Finalement, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui a claqué la porte de l'UMQ justement par rapport à toute l'histoire du pacte fiscal, a dit préférer attendre «avant de faire une déclaration».

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