Lebel écorche les syndicats et Greenpeace

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Le lieutenant politique de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel, et le candidat conservateur dans Trois-Rivières, Dominic Therrien.

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(Trois-Rivières) Le lieutenant québécois du chef conservateur Stephen Harper tire à boulet rouge sur la FTQ et Greenpeace. Denis Lebel rejette du revers de la main les propos de la centrale syndicale qui accuse le gouvernement fédéral d'avoir totalement abandonné l'industrie de la forêt. Le ministre sortant affirme du même coup que l'organisation environnementale mène une véritable campagne de salissage à l'endroit de ce secteur économique majeur pour la région.

«Ce que dit la FTQ, c'est complètement faux. La FTQ va sortir des vieilles histoires qui comparent la forêt et l'automobile. Jamais un gouvernement dans l'histoire du pays n'a fait autant pour la forêt du Québec et du Canada que notre gouvernement», répond d'emblée en entrevue au Nouvelliste le ministre sortant de l'Agence de développement économique Canada (ADEC) pour les régions du Québec.

«C'est une compétence qui est presque exclusivement provinciale. On peut aider dans certains secteurs, en commercialisation et en développement de produits et de marchés. C'est tout ce qu'on peut faire. [...] Les syndicats veulent défaire le gouvernement.»

Afin de prouver ses dires, le lieutenant politique de Stephen Harper rappelle que le gouvernement conservateur a réglé le litige sur le bois d'oeuvre avec les États-Unis lors de son arrivée au pouvoir en 2006. «Il y avait six milliards sur la table et ça coûtait 37 % en coût d'exportation. Nous avons signé l'accord avec les États-Unis. On a ramené cinq des six milliards $ qu'on a remis dans l'industrie au Québec et au Canada», soutient-il. «L'accord nous a permis de vendre notre bois d'oeuvre aux États-Unis. Et c'est nous qui exportons notre bois aux États-Unis, pas le contraire.»

Denis Lebel indique par ailleurs que l'ADEC pour les régions du Québec a investi 200 millions $ dans la forêt notamment pour la sylviculture et pour l'aménagement de chemins «multiressources» en territoires forestiers. «On ne peut pas construire des chemins forestiers, parce qu'on irait à l'encontre de l'accord avec les États-Unis et on pourrait avoir des pénalités. On aide la villégiature et les pourvoiries, on aide à se rendre dans les secteurs de chasse. Et s'il passe un camion forestier, tant mieux», affirme le député sortant de Roberval-Lac-Saint-Jean.

À l'heure où l'industrie forestière tente de se réinventer en développant entre autres de nouveaux créneaux, Denis Lebel estime que les conservateurs ont été à l'écoute des entreprises. Il cite notamment en exemple le soutien de 15 millions $ accordé à l'usine Kruger de Trois-Rivières pour la construction de ses nouvelles installations de production de filaments de cellulose. Le projet de transformation de la biomasse forestière tant espéré à La Tuque n'a toutefois pas eu la même aide. Denis Lebel indique que plusieurs projets du genre sont en chantier au Québec et que le faible coût de l'énergie ne rend pas ces projets, pour l'instant du moins, économiquement intéressants.

Par ailleurs, les conservateurs rappellent qu'ils ont adopté en 2009 le programme d'écologisation des pâtes et papiers, un programme d'un milliard $. Dans la région, l'usine RockTenn à La Tuque a profité de ce programme qui s'est terminé en 2012 pour réduire sa consommation de combustibles fossiles annuelle de 49 %, soit 38,6 millions de litres.

De plus, les conservateurs ont présenté dernièrement un plan en cinq points pour «aider l'industrie forestière à contrer les attaques des groupes environnementaux, principalement Greenpeace». Ces groupes sont, selon les conservateurs, très nuisibles pour l'industrie de la forêt. «Un des points c'est de se donner plus de science au niveau du caribou forestier. Quelle est la vérité et quel est l'état des populations? Greenpeace s'en sert énormément, mais ce n'est pas nécessairement les faits actuels.»

Lorsque Richard Desjardins a fait son film L'Erreur boréal, plusieurs industriels le rendait responsable des problèmes de la crise forestière. Le chanteur répondait alors que cela était de lui donner trop d'importance et qu'il n'avait que constaté les pratiques de coupe alors en vigueur. Or, lorsqu'on demande à Denis Lebel si les conservateurs accordent trop d'influence à Greenpeace, il répond que: «ce que Greenpeace veut,c'est de fermer les opérations forestières dans la forêt boréale. Greenpeace et les syndicats sont ensembles pour contrer le gouvernement».

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