Projet de 2,7 millions $: la Régie attend le résultat des élections chez RCM

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Une importante modernisation du Centre de tri est toujours sur la glace.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le projet de modernisation de 2,7 millions $ du Centre de tri de Récupération Mauricie, à Saint-Étienne-des-Grès, devra rester sur la glace encore quelques semaines. Le président de la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie, René Goyette, indique que le conseil d'administration attend le résultat des élections qui se dérouleront chez le Groupe RCM, le 18 septembre.

Récupération Mauricie, rappelons-le, est détenue à 51 % par RCM et à 49 % par la Régie.

L'important projet permettant de mettre à jour les équipements de tri dans l'usine devait s'amorcer cet automne. Par résolution, le conseil d'administration de Récupération Mauricie avait désigné l'entreprise Gardex de Victoriaville.

Il y a quelques semaines, toutefois, RCM a reculé et tente de refiler le contrat à une autre firme, Machinex. Le 27 août dernier, le président de RCM, Yvon Picotte, a déclaré que Gardex «n'a aucune expérience dans ce genre de travail-là qu'on fait. En plus de ça, sa spécialité, c'est de faire des coffres-forts», une déclaration avec laquelle la Régie n'est absolument pas d'accord.

La Régie n'a pas l'intention d'annuler la résolution accordant le contrat à Gardex, au point où elle a même retiré son cautionnement de 2 millions $ pour l'emprunt.

Le dossier se retrouve donc dans un cul-de-sac puisque tout projet de plus 25 000 $ doit obtenir l'aval des deux partenaires.

Le président de la Régie a lu, dans Le Nouvelliste d'hier, la lettre ouverte signée de l'ancien directeur général de RCM, Michel Camirand, demandant la présence des médias lors des élections qui doivent se tenir le 18 septembre au Groupe RCM.

«Je pense qu'après les élections, il va y avoir des rencontres qu'on devra faire pour s'asseoir tout le monde ensemble», indique M. Goyette.

«Pour le moment, ça ne donne absolument rien. On va attendre que les gens nommés ou renommés soient en place et après, on va regarder tout ça», dit-il.

Ces élections arrivent dans un moment de crise, à RCM, alors que la direction est contestée.

Rappelons qu'en juin dernier, ayant appris que leur président, Yvon Picotte et un de leurs administrateurs, Guy Julien, recevaient des jetons de présence pour siéger au nom de RCM au conseil d'administration de Soleno Recyclage, 25 des 164 membres du Groupe RCM avaient convoqué une assemblée extraordinaire, le 22 juin, pour poser des questions.

Bien que légale, ce genre de rémunération n'est en effet pas tolérée par les règlements internes de RCM et certains membres voulaient demander la destitution de leurs deux représentants.

Cette rencontre n'a toutefois jamais eu lieu car sur les entrefaites, Seleno inc., partenaire dans Soleno Recyclage avec le Groupe RCM, avait fait parvenir une mise en demeure à RCM dans laquelle on peut lire: «si RCM expulse MM. Picotte et Julien de son conseil d'administration, alors le lien de confiance entre Soleno et RCM s'en trouvera rompu. Dès le prononcé de votre décision, Soleno procédera en vue de résilier l'entente et entreprendra toute procédure utile visant à mettre fin aux opérations de Soleno Recyclage», peut-on lire dans le document.

Le 27 août dernier, Yvon Picotte a déclaré fermement que «Soleno n'a jamais dit ça. C'est faux.»

C'est donc dans ce contexte plutôt anxiogène pour les employés que les membres de RCM devront voter, le 18 septembre, pour élire ou réélire un nouveau conseil d'administration.

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