L'UQTR se cherche un nouveau dirigeant

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: François Gervais)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) L'Université du Québec à Trois-Rivières est à la recherche d'une personne qui assumera le rectorat de l'établissement. L'appel de candidatures a été lancé sur le web mardi.

Le poste, vacant depuis la démission de Nadia Ghazzali, le 27 mai dernier, est présentement assumé par intérim par André G. Roy.

Les personnes intéressées ont jusqu'au 28 septembre pour faire parvenir leur curriculum vitae au siège social de l'Université du Québec.

L'appel de candidature indique que «toute personne intéressée devra avoir une excellente connaissance du monde de l'éducation, notamment du milieu universitaire, ainsi que des structures et des valeurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières et de l'Université du Québec. Elle devra aussi avoir une expérience reconnue en gestion et gouvernance, de même qu'une solide expérience en enseignement et recherche universitaire.»

L'appel de candidatures précise que la personne recherchée «devra en plus posséder des aptitudes d'écoute et de communication».

Il est essentiel, indique le document, que cette personne détienne une crédibilité «dans les milieux universitaire, régional et gouvernemental».

L'Assemblée des Gouverneurs de l'Université du Québec devra formuler une recommandation au gouvernement en vue de la nomination du futur chef d'établissement.

En 2012, Nadia Ghazzali, professeure de mathématiques de l'Université Laval, avait succédé à Ghislain Bourque et obtenu le poste de rectrice de l'UQTR pour un mandat de cinq ans qu'elle a dû interrompre à la demande du ministre de l'Enseignement supérieur lorsque la vérificatrice générale du Québec a publié son rapport sur la gouvernance et l'état de l'UQTR.

La nomination d'un recteur ou d'une rectrice se fait par décret par le gouvernement du Québec.

Cent jours après son entrée en poste, en 2012, l'ancienne rectrice, Nadia Ghazzali, avait déclaré, devant le club Richelieu, que ses six premières semaines avaient relevé de «l'atterrissage forcé». C'est que le 15 mars, les membres de l'Association générale des étudiants votaient en faveur de la grève, ce qui a grandement perturbé le quotidien du campus.

Ce ne fut là, toutefois, que le début des difficultés pour le chef d'établissement. Moins d'un an après son arrivée à la tête de l'UQTR, Nadia Ghazzali fait face, en effet, à une opposition croissante de la part de certains vice-recteurs, cadres supérieurs, cadre et même de la Commission des études. Le style de gestion de la nouvelle rectrice provoque des remous au point où le conseil d'administration doit embaucher une firme spécialisée afin d'établir un diagnostic organisationnel.

En effet, plusieurs personnes, parmi le personnel clef de la haute direction, sont évacuées de leur poste au point où, à un certain moment, il ne restait plus qu'un seul vice-recteur permanent pour diriger l'Université. Certains cadres ou membres du c.a. ont claqué la porte, se sentant incapables de travailler dans cette ambiance. Le nombre de personnes qui doivent siéger au conseil d'administration s'est aussi effrité grandement.

Le président du conseil d'administration, Yves Tousignant, avait indiqué que le diagnostic organisationnel était nécessaire car il y «avait un problème entre la rectrice et son entourage».

En avril 2013, d'ailleurs, le Syndicat du personnel professionnel présente un vote de non-confiance envers la rectrice. Certains anciens cadres supérieurs lancent aussi un cri du coeur dans les médias, craignant des impacts négatifs de ces événements sur le développement de l'Université. La direction de l'UQTR répond par des mises en demeure.

Alors que l'UQTR subit de très importantes restrictions budgétaires par Québec depuis 2012, le mauvais climat est accentué par divers procès impliquant un ancien vice-recteur, l'ancien directeur des équipement et l'ancienne directrice des communications, procès qui éclaboussent l'UQTR et qui se poursuivront d'ailleurs cet automne. Certaines de ces personnes veulent démontrer que leur situation est en lien avec la rectrice. D'ailleurs, l'UQTR voit grimper de 331 % ses frais légaux à partir de 2013.

Toutes ces histoires finissent par atterrir à l'Assemblée Nationale. Certains députés de l'opposition demandent la tutelle de l'Université.

Le 27 mai dernier, la VGQ dépose un rapport dévastateur envers la gestion de la rectrice. Parmi les constats les plus graves, on parle de fractionnement des contrats pour la construction du campus de l'UQTR à Drummondville.

Le jour même, Nadia Ghazzali présente un plan de redressement devant la presse. Quelques heures plus tard, le ministre de l'Éducation lui demande de démissionner.

brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca

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